Le feu qui a dévasté une partie des Hautes Fagnes reste contenu mais n’est pas éteint. Plus de 3 000 hectares ont été touchés depuis le départ du sinistre ; durant le week-end, les équipes de secours ont observé un calme relatif sur le front, tout en intervenant ponctuellement pour circonscrire des reprises de combustion.
Situation opérationnelle
Selon le service information de crise du Gouverneur, plusieurs petites reprises de feu localisées ont encore nécessité des opérations des pompiers durant la nuit. Le vent, qui est tombé presque à zéro, a favorisé une accumulation de fumée dans certains secteurs proches du périmètre incendié. Ce phénomène a varié en fonction de légères orientations du vent, mais la situation météorologique a évolué au lever du jour, permettant une dissipation progressive des fumées.
« Cette fumée devrait progressivement se dissiper avec le lever du jour et l’augmentation de la température. »
Surveillance de la qualité de l’air
Les services de secours ont procédé à des mesures ciblées de la qualité de l’air, principalement pour détecter la présence de monoxyde de carbone (CO). Les contrôles effectués depuis Sourbrodt et autour du périmètre extérieur au sinistre se sont révélés négatifs pour le CO, indique le service de crise.
Des mini-stations de l’ISSeP, installées en périphérie, ont en revanche enregistré, durant la seconde moitié de la nuit, des concentrations de particules fines plus élevées. Le service explique ce pic par un phénomène d’inversion thermique qui a empêché la dispersion des particules. Avec le lever du soleil, l’inversion s’est dissipée et les relevés sont revenus à des niveaux habituels.
| Paramètre | Observations nocturnes | Évolution au matin |
|---|---|---|
| Monoxyde de carbone (CO) | Contrôles négatifs | Niveau resté dans la normale |
| Particules (PM) | Pic localisé sur certaines mini-stations | Retour à la normale après dissipation |
| Indice qualité de l’air (24 h) | 2 — qualité de l’air considérée comme « bonne » | |
Consignes et perspectives
Les autorités rappellent que, malgré la diminution des concentrations observées sur 24 h — avec un indice de qualité de l’air de 2 — il est conseillé aux habitants incommodés par la fumée de limiter les activités physiques intenses à l’extérieur et, si nécessaire, de fermer fenêtres et aérations temporairement.
Sur le plan opérationnel, les services de secours restent mobilisés : pompiers locaux (zones de secours), équipes spécialisées et le service information de crise du Gouverneur poursuivent la surveillance du sinistre et interviennent pour éteindre les foyers résiduels. La coordination se déroule en concertation avec l’ISSeP pour le suivi environnemental.
- Interventions nocturnes sur des reprises de feu localisées.
- Mesures négatives pour le monoxyde de carbone autour du périmètre.
- Pic temporaire de particules lié à une inversion thermique, dissipé au lever du jour.
La situation reste délicate dans les zones touchées par l’incendie : bien que le risque immédiat d’une propagation majeure ait diminué grâce aux opérations menées, la surveillance et les interventions ciblées se poursuivent afin d’éviter toute nouvelle recrudescence.