Organisée le 22 août à Hô Chi Minh‑Ville, la conférence scientifique internationale intitulée « La culture vietnamienne : des traditions autochtones à l’international » a rassemblé chercheurs, universitaires et experts dans le but d’interroger la transmission, la création et la diffusion des valeurs culturelles vietnamiennes à l’ère de la mondialisation.
Un rassemblement académique étendu
Selon l’université Van Hien, l’événement a attiré environ 250 participants issus de plus de 60 universités, instituts et centres de recherche, tant vietnamiens qu’étrangers. Parmi les établissements représentés figurent l’Académie vietnamienne des sciences sociales, l’Institut culturel Thang Long ainsi que des universités étrangères comme la Nihon University (Japon), Dankook University (Corée du Sud), Burapha University (Thaïlande), Western Sydney University (Australie) et l’Université Fulbright.
Un corpus scientifique important
Le comité d’organisation rapporte avoir reçu 247 articles en vietnamien et en anglais, soumis par la communauté académique nationale et internationale. Après une évaluation par les pairs et des opérations de classement et de correction, 148 communications ont été retenues pour publication dans les actes de la conférence, chaque volume disposant d’un numéro ISBN.
- 247 communications reçues
- 148 articles sélectionnés et publiés
- Participation d’environ 250 personnes
- Représentation de plus de 60 établissements de recherche et d’enseignement
| Indicateur | Chiffre |
|---|---|
| Communications reçues | 247 |
| Articles publiés | 148 |
| Établissements représentés | 60+ |
Des enjeux de conservation et d’innovation
Dans son discours d’ouverture, le recteur de l’université Van Hien, le professeur agrégé, docteur Nguyen Minh Duc, a rappelé que la culture et la civilisation vietnamiennes « se forment à partir de la profondeur de la culture indigène » tout en se trouvant en constante interaction avec les autres cultures de la région et du monde. Le propos met l’accent sur la double nécessité de préserver les héritages traditionnels et de transformer ces patrimoines en ressources pour la vie contemporaine.
Le colloque s’est voulu interdisciplinaire, créant des passerelles entre littérature, histoire, études culturelles, linguistique et autres champs connexes. Cette approche vise à dépasser une vision muséifiée du patrimoine en le considérant comme un champ vivant de création et d’échanges, susceptible d’alimenter des politiques culturelles, des pratiques artistiques et des initiatives éducatives.
Portée et suites possibles
La mobilisation d’équipes étrangères et la publication d’un volume conséquent d’actes scientifiques témoignent d’un regain d’intérêt international pour l’étude de la culture vietnamienne. Pour les chercheurs, ces rencontres ouvrent des pistes de collaboration transnationale et permettent d’envisager des dispositifs de valorisation du patrimoine qui tiennent compte des dynamiques globales : tourisme culturel, industries créatives, éducation, et échanges universitaires.
Si le colloque n’annonce pas de décisions politiques immédiates, il contribue à consolider un réseau de spécialistes dont les travaux pourront nourrir à terme des propositions concrètes en matière de conservation, de médiation et d’innovation culturelle.
Sur le plan académique, la mise à disposition de 148 communications dans des actes ISBN offre par ailleurs une ressource documentée pour la recherche ultérieure et pour les institutions souhaitant intégrer ces réflexions à leurs projets culturels et patrimoniaux.