Une enquête pour assassinat reste en cours dans le Gard après la découverte, le 12 août, du corps « partiellement carbonisé » d’une jeune femme identifiée par les experts ADN comme une influenceuse de 29 ans connue sous le nom de scène Sonia Bellina. Selon le parquet de Nîmes, deux personnes avaient été interpellées cette semaine ; l’une d’elles a été remise en liberté, l’autre demeure en garde à vue.
Un suspect libéré faute d’éléments, l’autre maintenu en garde à vue
Lors d’un point communiqué jeudi, le parquet de Nîmes a indiqué que la garde à vue d’un des deux hommes arrêtés mercredi avait été levée « sans poursuite » car, à ce stade de l’instruction, les éléments rassemblés ne permettent pas d’établir sa participation aux faits. Une perquisition menée à son domicile a conduit à la saisie d’une arme, qui « est sans lien avec le déroulement des faits », précise la magistrate.
« Les éléments de l'enquête n'ont pas permis, à ce stade, d’établir sa participation au déroulement des faits. » — procureure de Nîmes
La garde à vue du second homme a en revanche été prolongée, selon la même source, afin de poursuivre les investigations dans cette affaire qualifiée d’« assassinat » depuis l’ouverture de l’enquête.
La victime et le retentissement médiatique
Les analyses ADN ont permis d’identifier formellement la victime comme étant une femme de 29 ans, activement présente sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme Sonia Bellina. Le parquet indique qu’elle rassemblait plus de 250 000 abonnés sur TikTok. Sa disparition a provoqué une vague d’attention en ligne et, selon l’avocat de la famille, a entraîné un important harcèlement dirigé contre ses proches.
La famille a publié un message rappelant que la victime était « sortie un soir, elle nous a dit qu'elle revenait, elle n'est jamais revenue ». L’avocat familial dénonce depuis la divulgation de son identité une avalanche de commentaires injurieux qui aggravent leur deuil.
Les éléments connus de l’enquête
Les faits tels que rapportés par le parquet et les autorités judiciaires :
- Découverte du corps le 12 août dans des vignes de Saint-Gilles (à une vingtaine de kilomètres de Nîmes) ;
- Corps décrit comme « partiellement carbonisé » par les enquêteurs ;
- Ouverture d’une enquête pour assassinat visant à déterminer les circonstances et le mobile du décès ;
- Deux interpellations effectuées mercredi, suivies d’une perquisition ;
- Un suspect remis en liberté, l’autre placé en garde à vue prolongée.
| Date | Événement |
|---|---|
| 12 août | Découverte du corps dans les vignes de Saint-Gilles |
| Mercredi (semaine suivante) | Interpellation de deux personnes ; perquisitions |
| Jeudi | Un suspect remis en liberté ; garde à vue prolongée pour le second |
Conséquences et suites attendues
Les investigations doivent désormais clarifier le rôle exact de chacun des interpellés, établir la chronologie des événements et rechercher d’éventuels éléments matériels et biologiques susceptibles d’étayer une mise en cause. Les magistrats rappelent que l’enquête est à un stade où certaines vérifications et expertises — notamment ADN — restent déterminantes.
En parallèle, la famille de la victime réclame le respect de son deuil face à des attaques en ligne qu’elle juge particulièrement virulentes. Le parquet a de son côté précisé que toute information susceptible d’entraver l’enquête ou de porter atteinte à la dignité de la victime serait prise en compte.
Nous suivrons l’évolution de la procédure et les suites judiciaires qui seront communiquées par le parquet de Nîmes.