Un adolescent a été arrêté vendredi matin dans l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie à Montréal, après des investigations menées par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et coordonnées avec des partenaires internationaux. Les autorités indiquent que le jeune, présenté comme appartenant à une mouvance extrémiste, planifiait un attentat visant une école et utilisait, selon les enquêteurs, des outils d’intelligence artificielle dans la préparation de son geste.
Intervention et perquisition
La GRC précise que l’individu a été appréhendé au domicile de ses parents. Une perquisition a été réalisée sur place dans le quartier de Rosemont afin de saisir des éléments matériels susceptibles d’éclairer la préparation et la matérialisation éventuelle de l’attaque. Les enquêteurs ont notamment emporté plusieurs appareils électroniques susceptibles de contenir des échanges et des documents liés à l’enquête.
« Il aurait utilisé, entre autres, l’intelligence artificielle dans la planification de son attaque »,
a déclaré Erique Gasse, sergent au bureau des communications de la GRC, qui a coordonné l’opération. Le porte-parole a également souligné que les opérateurs des plateformes en ligne mises en cause avaient collaboré avec les enquêteurs.
Menaces ciblées et profils visés
Les menaces proférées sur des réseaux sociaux, notamment Telegram, étaient dirigées contre différents groupes, selon la GRC. Les communautés musulmanes, haïtiennes et LGBTQ+ ont été spécifiquement mentionnées par les services policiers comme cibles potentielles des intimidations et de la violence envisagée.
Le dossier a été ouvert « il y a quelques semaines » après la transmission d’informations émanant du Federal Bureau of Investigation (FBI). Le département de la GRC chargé de la lutte contre le terrorisme conduit désormais l’enquête pour préciser l’ampleur du projet, les moyens mobilisés et d’éventuelles complicités.
Conséquences judiciaires et mesures conservatoires
Après son arrestation, l’adolescent s’est vu imposer un engagement à ne pas troubler l’ordre public. La GRC explique que cette mesure permet d’implanter des outils de surveillance et des interventions centrées sur la désescalade, afin de réduire le risque pour la sécurité publique et de contrôler le respect des conditions imposées. Il doit comparaître à la Chambre de la jeunesse du palais de justice de Montréal dans l’après-midi. Des accusations formelles pourraient être déposées ultérieurement.
Selon la GRC, la saisie des appareils et l’arrestation ont levé tout danger immédiat pour la population : « il n’y a aucun danger pour la population », a assuré son porte-parole, précisant que « tout avait été mis en œuvre pour s’assurer de la sécurité de la population ».
Enjeux plus larges
Cette affaire illustre plusieurs défis contemporains pour les services de sécurité : la circulation transfrontalière d’informations via les services de renseignement alliés, l’utilisation d’outils numériques et d’IA dans la planification d’actes violents, et la nécessité de coopération entre plateformes en ligne et forces de l’ordre. Les autorités canadiennes, dont la GRC et le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), considèrent l’extrémisme violent comme une menace persistante pour la sécurité nationale.
- Arrestation : adolescent appréhendé chez ses parents à Rosemont–La Petite-Patrie (Montréal).
- Objet de l’enquête : préparation d’un attentat visant une école, menaces ciblant des communautés précises.
- Moyens saisis : appareils électroniques confisqués lors de la perquisition.
| Élément | Information connue |
|---|---|
| Coordination | GRC, avec renseignements du FBI |
| Lieu | Rosemont–La Petite-Patrie, Montréal |
| Moyens évoqués | Utilisation d’outils d’intelligence artificielle, communications sur Telegram |
| Suivi | Comparution à la Chambre de la jeunesse; engagement à ne pas troubler l’ordre public |
Les autorités n’ont pas divulgué l’âge précis ni l’identité de l’adolescent. La GRC continue de rassembler les éléments pour déterminer avec précision l’intention criminelle et la matérialité des actes projetés. Les résultats de l’enquête et les suites judiciaires permettront d’éclairer l’étendue de la menace et d’éventuelles responsabilités pénales.