Les négociateurs des États‑Unis et du Canada n'ont pas encore scellé d'accord vendredi soir, alors que court le délai imposé par la Maison‑Blanche pour éviter l'entrée en vigueur de nouveaux droits de douane punitifs. À 00h01 samedi (04h01 GMT), des surtaxes de 50 % devaient s'appliquer à plusieurs catégories de produits canadiennes si aucune résolution n'était trouvée.
Des négociations tenaces jusqu’à la dernière minute
Sortant d'une réunion avec le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, le ministre canadien chargé des relations bilatérales, Dominic LeBlanc, a reconnu la nécessité de poursuivre les discussions. « Nous avons encore du travail à faire. Notre travail n'est pas fini. On va continuer de travailler jusqu'à la dernière minute », a‑t‑il déclaré.
« Nous avons encore du travail à faire. Notre travail n'est pas fini. On va continuer de travailler jusqu'à la dernière minute. » — Dominic LeBlanc
Un nouveau délai reste toutefois possible, comme l'a laissé entendre la Maison‑Blanche lors des précédentes annonces : ces surtaxes, annoncées en juillet, avaient déjà été repoussées de quelques jours par le président américain.
Quels produits et secteurs sont visés ?
Le périmètre précis d'un éventuel accord n'a pas été rendu public, mais les surtaxes ciblent une série de biens de consommation et d'industries stratégiques. Parmi les produits cités figurent :
- le vin ;
- les crosses de hockey ;
- le ciment ;
- l'acier et l'aluminium, secteurs déjà fragilisés par des tensions précédentes ;
- des segments de l’industrie automobile.
Si les détails restent à confirmer, plusieurs médias évoquent la possibilité d'un abaissement des surtaxes sur l'acier et l'aluminium dans le cadre d'un compromis. Depuis le début du deuxième mandat de Donald Trump, les relations commerciales entre Washington et Ottawa se sont durcies, et les mesures punitives ont déjà eu « un fort impact » sur certains secteurs, selon les comptes rendus des négociations.
Enjeux et conséquences pratiques
Pour les entreprises et les consommateurs, l'imposition de droits de douane à hauteur de 50 % sur certains produits signifierait une hausse immédiate du coût d'importation, qui pourrait se répercuter sur le prix final. Les secteurs industriels intégrés au marché nord‑américain, notamment l'automobile, risquent des perturbations de la chaîne d'approvisionnement si des fournisseurs canadiens voient leurs compétitivités écornées par des surtaxes.
Plus largement, un échec des négociations ou des mesures prolongées pourraient raviver les tensions commerciales transatlantiques et peser sur la confiance des entreprises en matière d'investissement et de planification des approvisionnements. Les autorités canadiennes ont dépêché Dominic LeBlanc à Washington pour aplanir les divergences ; la suite dépendra de la capacité des deux capitales à trouver une « porte de sortie » commune.
Calendrier et perspectives
Les négociations, engagées de façon intensive au cours de la journée, peuvent encore déboucher sur un accord de dernière minute ou sur une prolongation de délai décidée par la Maison‑Blanche. Le président américain s'est montré optimiste vendredi, estimant que les deux parties « devraient pouvoir conclure un accord ». Reste à savoir sous quelles modalités et pour quels secteurs précisément.
| Élément | Situation |
|---|---|
| Taux de surtaxe annoncé | 50 % |
| Date butoir | 00h01 samedi (04h01 GMT), sauf nouveau report |
| Produits cités | Vin, crosses de hockey, ciment, acier, aluminium, certains composants automobiles |
Pour la Belgique et l'Union européenne, la résolution de ce différend entre voisins nord‑américains sera surveillée de près : toute escalade protectionniste chez un partenaire majeur du commerce international peut avoir des retombées indirectes sur les exportations et les chaînes d'approvisionnement européennes.
La suite des événements dépendra des prochains contacts diplomatiques et des annonces officielles attendues dans les heures qui viennent.