La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) et le ministère de la Santé ont annoncé qu'environ 40 000 préservatifs jugés « non conformes » ont été commercialisés en pharmacie et via Internet en France. Plus d’une trentaine de marques seraient concernées, selon les autorités.
Nature du problème
Les autorités précisent que la majorité des produits incriminés sont dépourvus du marquage « CE », qui atteste la conformité d’un dispositif aux exigences européennes en matière de sécurité et de santé. Deux références font toutefois figure d’exception : bien que non conformes, elles apposent le marquage « CE » sur leur emballage, ce qui complique la détection du défaut pour le consommateur.
Risques pour la santé et recommandations
La DGCCRF et le ministère alertent sur les conséquences potentielles de l’utilisation de préservatifs défectueux ou non conformes : rupture du dispositif, perte d’efficacité» et augmentation du risque de grossesse non désirée et de transmission d’infections sexuellement transmissibles (IST). Face à ces risques, les autorités demandent aux personnes susceptibles d’avoir utilisé l’une des références concernées de :
- vérifier le contenu de leurs boîtes et le numéro de lot ;
- ne plus utiliser les produits concernés ;
- consulter un professionnel de santé en cas de rapport à risque pour évaluer la nécessité d’un dépistage des IST ou d’autres mesures préventives.
Les consommateurs sont également invités à la plus grande prudence avant toute nouvelle utilisation de préservatifs et à privilégier des matériels clairement marqués « CE » et achetés auprès de distributeurs fiables.
Chiffres et éléments clés
| Élément | Information communiquée |
|---|---|
| Nombre d’unités commercialisées | Près de 40 000 |
| Nombre de marques concernées | Plus d’une trentaine |
| Marquage « CE » | La plupart des produits ne portent pas le marquage ; 2 références portent néanmoins le marquage sur l’emballage malgré la non-conformité |
Contexte et conséquences
Ce type d’alerte illustre la vigilance continue nécessaire sur le marché des dispositifs médicaux et des produits de prévention en santé sexuelle. Le marquage « CE » est un repère essentiel pour les consommateurs : il résulte d’une évaluation de conformité selon les règles européennes et implique des contrôles du fabricant et des organismes notifiés quand ils sont requis. L’absence de ce marquage ou sa falsification réduit la garantie que le produit respecte des normes minimales de sécurité.
Les autorités sanitaires rappellent que, en cas d’utilisation d’un préservatif suspect, il convient de ne pas se limiter à la seule inquiétude immédiate : un suivi médical permet d’évaluer le risque réel d’exposition et d’entreprendre les dépistages ou traitements nécessaires dans des délais adaptés.
La DGCCRF et le ministère de la Santé n’ont pas, à ce stade, rendu publique la liste détaillée des références affectées dans le communiqué repris par la presse. Les consommateurs qui pensent détenir un produit potentiellement concerné doivent garder la boîte et le lot et contacter leur pharmacien ou un professionnel de santé pour obtenir des conseils.
En multipliant les contrôles et les communications au public, les autorités cherchent à limiter l’impact sanitaire de ces mises sur le marché et à renforcer la confiance dans les dispositifs de prévention. Jusqu’à la publication d’informations complémentaires, la recommandation essentielle demeure la vigilance : vérifier, cesser l’usage des produits douteux et consulter en cas de nécessité médicale.