La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a procédé à l'arrestation, vendredi, d'un Montréalis de 51 ans suspecté d'avoir rédigé un courriel contenant des menaces de mort visant le premier ministre Mark Carney.
Interpellation et charges
L'homme, identifié dans les médias comme Marc-André Porlier, aurait envoyé, le 5 août, un message électronique à un sénateur de la Colombie-Britannique contenant des propos selon lesquels il « avait le droit d'arrêter ou de tuer » le premier ministre, ainsi que tout policier tentant de l'en empêcher. La GRC, via son Équipe intégrée sur la sécurité, l'a appréhendé dans son domicile du secteur Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, à Montréal.
« avoir le droit d'arrêter ou de tuer »
Lors de l'intervention, les policiers ont saisi des appareils électroniques qui seront soumis à examen. L'accusé a comparu le lendemain de son arrestation, le 8 août, et se voit imputer deux chefs d'accusation pour avoir proféré des menaces de causer la mort ou des lésions corporelles. La Couronne s'est opposée à une mise en liberté.
Profil et éléments contextuels
Selon les informations obtenues par La Presse, Marc-André Porlier ne disposait d'aucun antécédent judiciaire au Québec avant son arrestation. Les autorités précisent qu'il est également le narrateur d'une vidéo publiée sur YouTube, visionnée 147 fois depuis janvier 2025. Le contenu, diffusé en anglais, présente une réflexion mêlant ésotérisme et concepts de physique, avec des références à une « Théorie de l'Un », au « champ universel » et à la « conscience christique ».
De source policière, le discours de l'intéressé est rapproché de celui du mouvement informel connu sous le nom de Freemen on the Land, présent au Canada depuis les années 2000 et qui conteste l'autorité des lois et des obligations fiscales. Les enquêteurs évaluent ces éléments dans le cadre de l'instruction en cours.
Conséquences probables et procédure
La saisie d'appareils électroniques laisse présager une enquête tournée vers l'analyse des communications et des éventuels contacts ou attraits idéologiques. Les accusations de menaces de causer la mort ou des lésions corporelles relèvent du droit pénal fédéral et peuvent entraîner des poursuites lourdes si la preuve aboutit.
- Arrestation : vendredi, dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce (Montréal).
- Date présumée de l'envoi du courriel : 5 août.
- Comparution : 8 août ; la Couronne a contesté la libération.
- Saisies : appareils électroniques confisqués pour analyse.
Le dossier reste entre les mains de la GRC et de la Couronne, qui décideront des suites pénales. Aucun élément public n'indique, à ce stade, d'implication d'un groupe organisé autre que les rapprochements idéologiques évoqués par la police.
| Date | Événement |
|---|---|
| 5 août | Envoi présumé du courriel menaçant |
| Vendredi (date de l'arrestation) | Interpellation à Montréal, saisie d'appareils électroniques |
| 8 août | Comparution et imputations de deux chefs d'accusation |
Nous continuerons de suivre ce dossier, en attendant les résultats de l'analyse des supports saisis et les décisions ultérieures du parquet canadien.