Interpellation et nuit en cellule
Sérieux rebondissement dans une affaire qui a secoué Ganshoren : Gaël Mukiza, 21 ans, conseiller communal indépendant siégeant au sein du groupe PS+Citoyens, a été interpellé mardi vers 19 h dans son immeuble de logements sociaux, avenue des Neuf Provinces, au moment où une livraison d’environ 100 kilogrammes de cannabis était en cours.
Selon la version rapportée par l’élu, il se trouvait sur place parce qu’un « voisin de palier », décrit comme âgé d’une trentaine d’années, lui avait demandé de l’aider à descendre des cartons d’une palette livrée par camion et à les déposer dans un box de garage. « Quand je le vois avec des courses, je l’aide à les monter. C’est courant ici », a expliqué l’élu.
Garde à vue, nuit en cellule et remise en liberté
La police, qui tenait le lieu en surveillance, est intervenue au moment du déchargement. Le conseiller communal a été menotté, plaqué au sol et placé en garde à vue. Il a passé la nuit en cellule avant qu’une décision du parquet ne permette sa remise en liberté le lendemain.
« J’ai été privé de liberté parce que je me suis retrouvé sur le lieu des faits en flagrant délit, mais j’ai prouvé mon innocence. Tout ce qu’on en retient, c’est que c’est une sale histoire. »
Ce que l’on sait des faits
Les éléments publics disponibles montrent que :
- la saisie concerne une importante quantité de stupéfiant, évaluée à environ 100 kg de cannabis ;
- la livraison serait, d’après les premières informations, en provenance de Thaïlande ;
- l’élu affirme ne pas avoir eu connaissance du contenu des cartons et avoir agi par habitude d’entraide dans l’immeuble.
Le parquet a finalement décidé de ne pas engager de poursuites à son encontre, entraînant sa libération mercredi.
Répercussions locales et questions ouvertes
Cet épisode pose plusieurs questions pour la commune de Ganshoren. D’abord, sur la sécurité et la prévention dans certains ensembles de logements sociaux, où les livraisons et les allées et venues peuvent se multiplier. Ensuite, sur la vulnérabilité des habitants appelés, parfois par réflexe de voisinage, à aider des personnes qu’ils connaissent mal.
Sur le plan politique, il s’agit d’un événement sensible : l’élu mis en cause siège au sein d’un groupe local et est le plus jeune du conseil communal. Sa mise en cellule et l’ampleur de la saisie de stupéfiants attirent l’attention des citoyens et des autres mandataires, qui pourraient demander des éclaircissements lors des prochaines réunions communales.
Chronologie (résumé)
| Moment | Faits |
|---|---|
| Mardi, ~19 h | Intervention policière lors d’une livraison dans l’immeuble de l’avenue des Neuf Provinces ; interpellation du conseiller communal. |
| Nuit de mardi à mercredi | Le conseiller a passé la nuit en cellule. |
| Mercredi | Le parquet décide de ne pas engager de poursuites ; remise en liberté. |
Les autorités compétentes (zone de police, parquet) n’ont pas diffusé de détails supplémentaires sur l’enquête en cours et le sort des autres personnes interpellées. À l’échelle locale, la priorité reste d’obtenir des éclaircissements sur les circonstances exactes de la livraison et sur l’ampleur du réseau derrière cette saisie.
Pour les habitants de l’avenue des Neuf Provinces et des quartiers voisins, l’affaire ravive le débat sur la sécurité, la solidarité de voisinage et les précautions à prendre lorsque l’on aide autrui. Les instances communales et les services de police locaux devraient, selon toute probabilité, être amenés à communiquer et à renforcer les informations aux résidents afin d’éviter des quiproquos aux conséquences lourdes.