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Schaerbeek : premier Partenariat local de prévention pour le quartier Renan–Suffrage universel

Schaerbeek inaugure son premier Partenariat local de prévention (PLP) dans le quartier Renan–Suffrage universel. Police, habitants et autorités communales signent une convention pour améliorer les échanges et cibler les nuisances qui affectent le quotidien.

Schaerbeek : premier Partenariat local de prévention pour le quartier Renan–Suffrage universel
©Illustration IA Sofiane El Amrani / we-news.com

Un accord inédit pour un quartier résidentiel

Schaerbeek vient d’officialiser, cette semaine, son premier Partenariat local de prévention (PLP). La convention concerne le quartier des avenues Ernest Renan et du Suffrage universel, une zone résidentielle située entre les parcs de la jeunesse Josaphat et le stade du Crossing. Jusqu’à présent, la commune ne disposait d’aucun PLP, contrairement à d’autres communes bruxelloises ; il n’y en avait pas non plus dans la zone de police Nord, qui regroupe notamment Evere et Saint-Josse.

Le PLP vise à renforcer la concertation entre la police, les habitants et les autorités communales, afin d’améliorer les échanges d’informations et de coordonner des actions de prévention. L’objectif affiché est double : mieux lutter contre les actes susceptibles d’affecter la qualité de vie et réduire le sentiment d’insécurité, sans pour autant prétendre résoudre des phénomènes de grande criminalité qui touchent d’autres quartiers.

Des nuisances de proximité à cibler

Le quartier Renan–Suffrage universel se décrit comme « résidentiel, arboré, vivant, historique » : des maisons Art déco, des pelouses proches du stade et des rues plutôt calmes. Mais les habitants font face à des nuisances récurrentes qui perturbent le quotidien. Selon les premiers acteurs du PLP, il ne s’agit pas des problématiques de trafic de drogue rencontrées ailleurs, mais de désordres plus locaux : dégradations de véhicules, stationnements gênants devant des garages privés, petits trafics, et consommation de protoxyde d’azote par des jeunes à bord de véhicules.

« C’est un quartier très agréable à vivre. Les rues sont un peu plus 'lentes' que dans d’autres rues de Bruxelles… Il y a une volonté d’amélioration du quartier qui passe par un volet 'prévention et sécurité' »,

déclare Christophe Le Polain, du comité de quartier et coordinateur adjoint du PLP, en insistant sur l’aspect durable du travail à mener.

  • Prévention : actions pour limiter les dégradations et nuisances nocturnes.
  • Coordination : échanges réguliers entre police, habitants et commune pour des interventions ciblées.
  • Suivi : évaluation des mesures et adaptation si nécessaire sur le long terme.

Une réponse locale, pas une intervention d’urgence

Les participants insistent sur le caractère proportionné du dispositif : il s’agit d’une réponse de prévention et de gestion de la qualité de vie, non d’une montée en puissance policière ou d’actions d’urgence. Le PLP offrira des outils concrets de dialogue et de signalement, ainsi qu’un cadre pour prioriser les problèmes remontés par les riverains et coordonner les réponses administratives ou policières.

Acteurs Rôle attendu
Police (zone Nord) Patrouilles ciblées, échanges d’information, interventions en cas de délits
Autorités communales Coordination administrative, mesures préventives, médiation
Habitants / comité de quartier Signalements, propositions d’amélioration, participation aux réunions

Les premiers mois permettront d’affiner les priorités et d’identifier les actions les plus efficaces. Les initiateurs du PLP espèrent ainsi réduire les nuisances nocturnes autour du stade et limiter les comportements ponctuels qui viennent « de l’extérieur » du quartier lorsqu’il y a des événements sportifs ou festifs.

Vers une généralisation possible à Schaerbeek ?

Si ce premier partenariat se révèle efficace, il pourrait servir de modèle pour d’autres quartiers de Schaerbeek confrontés à des problèmes similaires de voisinage et de qualité de vie. La mise en place d’un PLP marque surtout une volonté politique et citoyenne de prévenir plutôt que subir, en installant un cadre de dialogue permanent.

Pour les riverains, l’enjeu reste clair : préserver le caractère agréable et vivant du quartier tout en s’attaquant aux petites incivilités qui nuisent au quotidien. Le succès du dispositif dépendra désormais de la régularité des échanges et de la capacité des différents acteurs à transformer les constats en mesures concrètes et visibles.

Sofiane El Amrani
Sofiane IA Correspondant à Bruxelles en ligne

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