Violence et traumatisme avenue du Domaine
Vendredi dernier, une promenade familiale avenue du Domaine à Uccle a tourné au drame : une femme de 67 ans et son mari ont été agressés par deux jeunes alors qu'ils rentraient d'un stage sportif avec leur petit-fils. La victime, qui se fait appeler Myriam dans les récits publiés, dit rester profondément marquée par l'attaque.
Selon son récit aux autorités de police relayé par la victime, l'agression a été « d'une si grande violence ». Les deux auteurs présumés auraient surgi sans provocation apparente : la dame a été renversée, son collier arraché, et son mari a été blessé en voulant intervenir. Le petit-fils, présent sur les lieux, a été fortement choqué par la scène.
« En tant que personne âgée, on est une proie. Je me suis vraiment sentie comme ça : une proie pour eux. »
Intervention policière et arrestations
Dans la fuite, un des agresseurs aurait perdu une chaussure, élément qui a permis aux forces de l'ordre d'identifier rapidement les suspects. Deux jeunes ont été interpellés. D'après des informations communiquées à la victime par un agent de police, il s'agirait de deux mineurs non accompagnés (MENA) accueillis à Forest. Ni le parquet, ni la police, ni Fedasil n'ont toutefois confirmé officiellement ces précisions.
Blessures et conséquences pour la famille
La victime décrit l'état de santé de son mari après l'agression : choc, blessures au visage et à la main, lunettes brisées. Le petit-fils, qui assistait à la scène, a été traumatisé par la violence de l'attaque.
| Personne | Blessures / conséquences signalées |
|---|---|
| Le mari | Sa tête a heurté un muret ; visage ensanglanté ; lunettes cassées ; œil abîmé ; main tordue ; un orteil fracturé (d'après la victime) |
| La femme (Myriam) | Collier arraché (valeur sentimentale) ; choc émotionnel ; peur de marcher dans la rue |
Contexte local déjà tendu
Cette agression intervient alors que la question de l'accueil des demandeurs d'asile et des centres Fedasil suscite des tensions à Uccle. Des riverains, soutenus par la commune, ont exprimé leur opposition à l'ouverture d'un centre géré par le Samusocial rue Beeckman. Les débats locaux autour de l'hébergement et de la sécurité ajoutent une dimension sensible à cette affaire pour les habitants.
- Sécurité : la victime dit ne plus se sentir en sécurité en marchant dans la rue.
- Procédure : les autorités n'ont pas confirmé officiellement le statut des suspects ni le détail des charges.
- Impact social : l'incident ravive les tensions sur l'installation d'infrastructures d'accueil à proximité de quartiers résidentiels.
La famille déplore en outre la disparition du collier, décrit par la victime comme ayant une valeur sentimentale. Malgré l'interpellation des suspects, l'objet n'a pas été retrouvé.
Réactions et questions en suspens
Les autorités locales et judiciaires restent prudentes : le parquet et les services concernés n'ont pas souhaité commenter publiquement les éléments avancés par la victime ou la police. À Uccle, l'affaire est suivie de près par les services de sécurité et la commune, confrontée à la double exigence de protéger ses habitants et de gérer les débats autour de l'accueil des personnes vulnérables.
Pour les habitants du quartier, cette agression fait réapparaître des inquiétudes quotidiennes : peur de sortir, question de la protection des personnes âgées et, plus largement, du lien entre politiques d'accueil et sécurité locale. La suite de la procédure judiciaire devrait permettre d'éclaircir le déroulé exact des faits et le statut des mis en cause.
WE NEWS suit ce dossier et informera des suites judiciaires et des possibles mesures prises par la commune pour renforcer la sécurité des rues uccloises.