Le parquet de Nîmes a confirmé mercredi 19 août que le corps retrouvé le 12 août dans des rangs de vignes à Saint‑Gilles (Gard) était bien celui de Sonia Bellina, une jeune femme de 29 ans connue sur les réseaux sociaux. Une information qui a conduit les autorités à placer deux hommes en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour assassinat.
La découverte et l’identification
Le cadavre, décrit comme dénudé et partiellement calciné, avait été trouvé le 12 août par un ouvrier agricole dans des parcelles viticoles de la commune. L’analyse génétique a permis d’établir l’identité de la victime : l’ADN prélevé sur le corps correspond à celui de Sonia Bellina, domiciliée à Paris mais originaire du Gard et qui se rendait régulièrement dans la région pour voir sa famille.
Les éléments connus de l’enquête
Selon les informations communiquées par le parquet, deux hommes, tous deux dans la trentaine et déjà connus des services de justice pour des faits d’atteinte aux personnes, ont été placés en garde à vue. Les investigations cherchent à déterminer les circonstances exactes du décès et la participation éventuelle — directe ou indirecte — des individus entendus.
- 12 août : découverte du corps à Saint‑Gilles.
- 10 août : derniers contacts connus avec l’entourage, qui n’a pas eu de nouvelles depuis cette date.
- 11‑12 août : la victime aurait eu un rendez‑vous le soir évoqué par ses proches avec une personne qu’elle fréquentait.
- 19 août : confirmation de l’identification par le parquet ; deux gardes à vue en cours.
Contexte personnel et médiatique
Sonia Bellina attirait une importante audience sur la plateforme TikTok, où elle rassemblait plus de 250 000 abonnés. Ses proches avaient signalé l’absence de nouvelles depuis le 10 août et avaient évoqué un rendez‑vous le soir du 11 au 12 août avec une connaissance.
La procureure de la République de Nîmes a indiqué que les éléments réunis, dont la présence de contacts entre les suspects et la victime, laissaient « suspecter leur participation aux faits, directe ou indirecte ». Les investigations en cours visent à établir la chronologie précise et à rechercher d’éventuels autres témoins ou preuves matérielles sur les lieux et via des éléments numériques.
Réactions et retombées
La médiatisation du dossier a suscité un fort émoi et, selon l’avocat de la famille, un important phénomène d’agression verbale sur les réseaux sociaux. Me Mourad Battikh, conseil de la famille, a dénoncé un flux d’insultes, de moqueries et de propos diffamatoires visant la défunte et son image.
« on a des invectives, des moqueries, de la méchanceté, des mensonges, de la diffamation, des injures, beaucoup d’injures… »
Dans ce contexte, la défense des proches appelle au respect de la procédure et met en garde contre les effets d’un emballement médiatique alimenté par les publications en ligne. Le parquet, pour sa part, reste prudent : l’ouverture d’une information judiciaire pour assassinat et la garde à vue des deux individus s’inscrivent dans une procédure destinée à garantir que toutes les pistes soient explorées et que la vérité puisse émerger devant la justice.
| Date | Événement |
|---|---|
| 10 août | Derniers signes de vie signalés par l’entourage |
| 12 août | Découverte du corps à Saint‑Gilles |
| 19 août | Identification officielle et mises en garde à vue |
Les auditions des personnes placées en garde à vue et les expertises en cours détermineront les charges éventuelles et la suite de la procédure. Le dossier reste en instruction sous l’autorité du parquet de Nîmes, qui n’a pas communiqué d’autres éléments publics à ce stade.