La Flandre enregistre une décrue sensible des postes vacants dans l’enseignement : au début du mois, les services de l’emploi flamands (VDAB) comptabilisaient 2 369 postes vacants dans le secteur scolaire, dont 1 994 pour des enseignants. Il s’agit du niveau le plus bas depuis 2021, selon les chiffres relayés par la presse.
Un recul important par rapport au pic de 2024
La diminution est nette par rapport à l’année 2024, où le total des postes vacants avait culminé à 4 132. Le redressement s’explique surtout par une amélioration de la situation dans l’enseignement secondaire : pendant les congés d’été, 764 postes y étaient encore vacants — pour la première fois depuis 2020, ce nombre est retombé sous la barre des 1 000. Il y a deux ans, les salles d’attente comptaient encore 2 140 postes vacants dans le secondaire.
Des progrès réels, mais une tension persistante
Malgré ces signes encourageants, la VDAB insiste sur le fait que la profession d’enseignant demeure en situation de pénurie. La baisse du nombre de postes vacants réduit la pression sur le marché du travail scolaire, mais n’efface pas les manques structurels observés dans certains métiers et disciplines.
« Le métier d’enseignant reste une profession en pénurie. »
Cette mise en garde renvoie à plusieurs réalités : des besoins toujours présents dans certaines matières, des emplois à temps partiel difficiles à compléter, et des écarts régionaux ou locaux qui peuvent maintenir des écoles en difficulté pour pourvoir certains cours.
Ce que disent les chiffres
Les données disponibles permettent de synthétiser la situation :
- 2 369 postes vacants dans l’enseignement flamand au total (début du mois) ;
- 1 994 postes vacants spécifiquement pour des enseignants ;
- Pic de 4 132 postes vacants en 2024 ;
- 764 postes vacants dans le secondaire pendant les vacances d’été 2026, contre 2 140 deux ans plus tôt.
| Année | Postes vacants (total) | Postes vacants dans le secondaire |
|---|---|---|
| 2024 | 4 132 | 2 140 |
| 2026 (début du mois) | 2 369 | 764 |
Ce tableau met en évidence la trajectoire : une baisse marquée en deux ans, et notamment un redressement net dans le secondaire, domaine où les tensions avaient été particulièrement fortes.
Quelles implications pour la rentrée ?
À l’approche de la rentrée scolaire, ces chiffres peuvent soulager les chefs d’établissement et les parents, mais ils n’assurent pas une normalisation complète. Des postes demeurent vacants et le recours à des solutions temporaires — suppléances, enseignement partagé, affectations en dernière minute — reste possible dans certaines communes ou disciplines.
Par ailleurs, la perception du métier d’enseignant — conditions de travail, rémunération, perspectives de carrière — continue d’influencer les vocations et la capacité des écoles à attirer du personnel qualifié. Les autorités scolaires et les syndicats restent attentifs aux signaux pour éviter une nouvelle détérioration à moyen terme.
Enfin, ces chiffres sont à replacer dans le contexte belge : la Flandre publie ses propres statistiques et met en œuvre des mesures ciblées pour attirer et stabiliser le personnel enseignant. La situation dans les autres Régions (Fédération Wallonie‑Bruxelles, Région wallonne) suit des dynamiques parfois différentes et mérite un suivi séparé.
La baisse du nombre de postes vacants constitue une évolution positive, mais la qualification de la profession comme « en pénurie » rappelle que le défi n’est pas résolu. Les prochains mois, et notamment la gestion des affectations à la rentrée, permettront de mesurer si la tendance se confirme ou si des points de blocage subsistent.