Un groupe de metal américain a déposé plainte le 18 août contre Netflix et l’organisateur de concerts AEG, contestant l’usage du nom « Demon Hunters » par la franchise sud‑coréenne à succès issue d’un film d’animation diffusé sur la plateforme.
Une similitude de nom au cœur d’un litige commercial
La dispute oppose le groupe de métal chrétien Demon Hunter, originaire de Seattle, à l’univers K‑pop porté par le film K‑pop Demon Hunters, sorti en 2025 et rapidement devenu un phénomène mondial sur la plateforme. Par l’intermédiaire de leur représentant, Hyde Lane, les musiciens ont saisi la justice pour contrefaçon et concurrence déloyale, en visant tant Netflix que l’organisateur AEG.
Selon la plainte, la cohabitation des deux noms pourrait engendrer une « confusion considérable » auprès du public et porter préjudice aux activités du groupe formé en 2000. Ils font notamment valoir que le nom commercial de Demon Hunter a été déposé en 2022 et réclament des dommages et intérêts ainsi que l’interdiction pour Netflix d’utiliser l’appellation litigieuse.
« confusion considérable »
Des conséquences matérielles avancées par le groupe
Les plaignants invoquent des conséquences concrètes pour appuyer leur demande : ils rapportent des cas où des spectateurs se seraient trompés en achetant des billets — exemple cité dans la plainte, un achat de billets à 500 dollars effectué par une personne qui pensait amener ses jeunes enfants voir les chanteuses de K‑pop.
La menace porte surtout sur la tournée associée au film. La franchise Netflix a rapidement étendu son exploitation au‑delà du film : bande originale, produits dérivés et partenariats ont contribué à développer une marque. À la suite du succès de la production — qui, selon les éléments publics, a surpassé en audience d’autres grandes références de la plateforme — une tournée musicale liée au film a été annoncée. Demon Hunter estime que cette tournée et la leur présentent un « chevauchement presque total », facteur aggravant du risque de confusion.
- Groupe plaignant : Demon Hunter (métal chrétien), formation en 2000, plus de 500 000 albums vendus mondialement (selon la plainte).
- Défendeurs : Netflix et AEG (organisateur des concerts).
- Revendication : dommages et intérêts et interdiction d’utilisation du nom « Demon Hunters » par la franchise.
Un phénomène planétaire face à un groupe installé
Le film K‑pop Demon Hunters est présenté comme un récit centré sur la culture sud‑coréenne, racontant l’histoire de trois membres d’un groupe féminin de K‑pop menant une double vie de chasseuses de démons. Il a connu un succès d’audience fulgurant sur la plateforme et s’est vu récompensé lors des cérémonies internationales de 2026 pour le meilleur film d’animation et la meilleure chanson originale, accentuant la visibilité de la franchise et ses retombées commerciales.
Du côté des plaignants, la crainte est que la puissance commerciale de Netflix et l’étendue des activités dérivées puissent, à terme, faire croire à une quelconque affiliation entre les deux entités. Le groupe metal rappelle que son nom est protégé et s’inquiète du risque d’érosion de sa marque et de sa base de fans.
| Élément | Date |
|---|---|
| Formation du groupe Demon Hunter | 2000 |
| Dépôt du nom par le groupe | 2022 |
| Sortie du film K‑pop Demon Hunters | 2025 |
| Dépôt de la plainte | 18 août 2026 |
| Sortie prévue du deuxième volet | 2029 (annoncée) |
Ce que l’on sait et les suites possibles
Netflix prépare, selon des informations publiques, un second volet de la franchise pour 2029. À ce stade, ni la plateforme ni AEG n’ont rendu publiques de déclarations officielles au sujet de la plainte déposée le 18 août. Les demandes du groupe Demon Hunter portent sur des préjudices financiers et commerciaux directement liés à l’utilisation du nom, ainsi que sur une cessation de l’emploi de l’appellation litigieuse.
Cette affaire illustre les tensions croissantes entre franchises culturelles massives et groupes établis lorsqu’il s’agit de marques et d’identité artistique. Au‑delà du cas précis, la procédure pourrait servir de référence pour d’autres litiges impliquant des noms commerciaux partagés entre secteurs musicaux et industries du divertissement.