Le président de la République tunisienne, Kais Saïd, s'est rendu lundi au siège du nouveau Conseil supérieur de l'éducation et de l'enseignement à Tunis pour assister à la séance inaugurale de cette instance, récemment dotée d'un cadre juridique et d'une composition officielle.
Un organe officiellement constitué
La mise en place du Conseil suit la publication, le 12 août 2026, d'un décret présidentiel au Journal officiel de la République tunisienne (JORT) qui a acté la nomination des membres de la haute instance. Lors de cette séance de démarrage, le chef de l'État a pris connaissance des modalités d'organisation et du calendrier de travail annoncé pour la phase initiale de fonctionnement.
Le Conseil a pour mission d'« évaluer et réformer » les questions majeures liées à l'éducation, à l'enseignement, à la recherche scientifique et à la formation professionnelle, selon le descriptif officiel rendu public à l'occasion de la séance inaugurale. Ces objectifs placent l'organe au cœur des enjeux de politiques publiques dans les domaines scolaires et universitaires ainsi que dans l'adaptation des formations aux besoins du marché du travail.
Une nomination clé
Parmi les premières décisions formalisées, Mohamed Ali Boughderi a été nommé secrétaire général du Conseil. Sa désignation figure dans le texte de nomination paru au JORT et marque le début de la mise en place administrative de l'instance, appelée à piloter et coordonner ses travaux.
Le président Saïd avait invité les membres à tenir leur première réunion le jour même de son déplacement. L'événement reflète la volonté de la présidence d'afficher un suivi rapproché des chantiers éducatifs nationaux et de donner une visibilité politique à la nouvelle structure.
Un déplacement mêlant institutionnel et contacts citoyens
Au terme de sa visite au siège du Conseil, le chef de l'État s'est rendu dans le quartier de LaFayette, à Tunis, où il a rencontré plusieurs habitants et recueilli leurs préoccupations. Selon les informations communiquées, ce passage s'inscrit dans sa démarche de rester à l'écoute des citoyens et de suivre « la situation des citoyens et leurs attentes », formulation reprise dans les comptes rendus officiels de la journée.
- Date du décret : 12 août 2026 (publication au JORT)
- Fonction clé nommée : Mohamed Ali Boughderi, secrétaire général
- Objets du Conseil : éducation, enseignement, recherche scientifique, formation professionnelle
Quels enjeux pour l'éducation tunisienne ?
La création d'une instance de haut niveau consacrée à l'éducation intervient dans un contexte où les réformes du système scolaire et de la formation professionnelle sont au centre des débats publics. En se donnant pour mission d'évaluer et de proposer des réformes, le Conseil devra traiter des enjeux suivants :
- la qualité et l'équité de l'enseignement à tous les niveaux ;
- l'articulation entre formation initiale, formation continue et besoins du marché du travail ;
- le renforcement de la recherche scientifique et de ses liens avec l'enseignement supérieur.
La composition exacte du Conseil et le calendrier détaillé de ses travaux n'ont pas été intégralement précisés dans les éléments diffusés lundi. Reste à voir comment l'instance traduira ses préconisations en mesures opérationnelles et quel sera le degré d'indépendance effective de ses analyses face à l'exécutif.
Pour l'heure, la séance inaugurale et la nomination de son secrétaire général marquent une première étape administrative importante : la Haute instance est désormais en ordre de marche pour entamer ses missions.