Le gouvernement tunisien a officialisé la composition du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement en nommant son secrétaire général et plusieurs membres de la Haute Instance, selon un décret publié au Journal officiel de la République tunisienne.
Nomination et convocation
Par le décret n°2026-203 en date du 12 août 2026, Mohamed Ali Boughdiri a été chargé des fonctions de secrétaire général du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement. Le même texte désigne plusieurs personnalités comme membres de la Haute Instance, et un second décret, le n°2026-205 du 12 août 2026, convoque ces membres à la séance inaugurale du conseil, programmée le lundi 17 août 2026.
Missions rappelées
Créé par le décret n°2 de 2024 du 16 septembre 2024 à l’issue d’une consultation nationale, le Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement a pour mission d’évaluer et de proposer des réformes concernant :
- les systèmes éducatifs ;
- l’enseignement supérieur et la recherche scientifique ;
- la formation professionnelle ;
- les politiques d’emploi liées aux formations.
Le conseil est également encadré par des dispositions administratives et financières précisées ultérieurement par le décret n°246 de 2025 du 8 mai 2025.
Les personnes nommées
Outre la nomination du secrétaire général, le décret énumère les noms des membres appelés à siéger au sein de la Haute Instance. La publication officielle recense les personnes suivantes :
| Fonction | Nom |
|---|---|
| Secrétaire général | Mohamed Ali Boughdiri |
| Membres de la Haute Instance | Tijani Gmati, Youssef Ben Othmen, Chiraz Stanbouli, Rim Aribi, Kamel Hnid, Mohamed Habib Allani, Mohamed Seifallah Ben Abderrazak |
Enjeux et perspectives
La mise en place complète de cette instance intervient après plusieurs textes organisateurs. Le Conseil supérieur est pensé comme un organe central pour piloter des orientations stratégiques en matière d’éducation et pour accompagner des réformes susceptibles d’impacter l’ensemble des filières, du primaire à l’enseignement supérieur et à la formation professionnelle. La convocation rapide d’une séance inaugurale témoigne d’une volonté d’activer sans délai ses travaux.
À court terme, les premières séances devraient permettre de définir le calendrier des travaux, les priorités thématiques et le fonctionnement interne de la Haute Instance, en conformité avec les décrets de 2024 et 2025. L’attention se portera notamment sur la manière dont le conseil articulera ses recommandations avec les ministères concernés, les établissements d’enseignement et les acteurs de la formation professionnelle.
Ce que dit la publication officielle
Les actes publiés au Journal officiel renseignent à la fois sur la désignation des personnes et sur la date d’ouverture des travaux, sans détailler pour l’heure l’ordre du jour de la séance inaugurale. Il appartiendra au Conseil, une fois réuni, de préciser ses méthodes de travail et ses priorités.
La nomination d’un secrétaire général et la convocation des membres marquent une étape administrative importante dans l’installation d’une instance qui a vocation à peser sur les politiques éducatives et la réforme des formations en Tunisie.