Le collectif Mars Attacks !, issu de la base enseignante, a annoncé mardi soir à Liège qu’il intensifiera la contestation contre les réformes du gouvernement. Réunis en assemblée générale, environ 150 participants ont décidé de maintenir la pression par des actions « originales et décalées » destinées à « marquer les esprits », selon un membre du collectif.
Des actions ciblant le gouvernement et les parlementaires
Au‑delà de la participation à la manifestation organisée par les syndicats enseignants le 10 septembre à Liège, Mars Attacks ! veut également interpeller directement les députés de la Fédération Wallonie‑Bruxelles à la reprise des travaux parlementaires. Le collectif planche par ailleurs sur des initiatives « choc » prévues pour le 27 septembre, date de la fête de la Fédération, mais en garde pour l’instant le détail secret.
« originales et décalées destinées à marquer les esprits »
Fondé en mars dernier à partir d’une douzaine d’établissements, le mouvement a connu une rapide expansion et revendique aujourd’hui l’adhésion de près de 400 écoles réparties en Wallonie et à Bruxelles. Très présent sur le terrain et sur les réseaux sociaux, Mars Attacks ! se positionne comme un acteur complémentaire aux syndicats traditionnels, en cherchant notamment à sensibiliser l’opinion publique aux conséquences des mesures décidées par l’exécutif MR‑Engagés.
Un mouvement qui se structure et se ramifie
Outre la mobilisation d’enseignants, le collectif a favorisé l’émergence de deux groupes parallèles : Parents Attacks ! et Students Attacks !. Ces initiatives traduisent une tentative d’engrener une mobilisation plus large, qui dépasse le seul périmètre des personnels scolaires.
Les annonces intervenues à Liège montrent une double stratégie : combiner des actions spectaculaires pour attirer l’attention médiatique et des interventions politiques ciblées auprès des parlementaires de la Fédération. Le calendrier annoncé — rentrée syndicale, manifestations, puis une journée symbolique le 27 septembre — laisse entrevoir une volonté de contrainte durable sur l’agenda politique de la rentrée.
| Événement | Date |
|---|---|
| Assemblée générale à Liège | mardi soir (annonce) |
| Manifestation syndicale (participation) | 10 septembre |
| Journée d’actions « choc » annoncée | 27 septembre |
Conséquences possibles : si le collectif parvient à maintenir une mobilisation visible et à coordonner ses actions avec les syndicats, il pourrait peser sur le débat politique lors de la rentrée parlementaire. Les députés de la Fédération Wallonie‑Bruxelles, qui reprennent leurs travaux, devraient se retrouver sous pression médiatique et citoyenne dans les jours à venir.
- Un mouvement né en mars, passé de quelques écoles à près de 400 en quelques mois.
- Participation annoncée à la manifestation syndicale du 10 septembre à Liège.
- Actions « choc » programmées le 27 septembre, en lien avec la fête de la Fédération.
Le contexte de ces mobilisations reste la contestation des mesures adoptées par le gouvernement MR‑Engagés pour le secteur de l’enseignement. Mars Attacks ! affirme vouloir jouer un rôle complémentaire aux syndicats institutionnels, en misant sur des actions visibles et la sensibilisation de l’opinion publique. Les prochains jours permettront de mesurer l’ampleur réelle de la mobilisation et son impact sur le débat public et les décisions politiques.
La rédaction suivra l’évolution des actions et la réaction des autorités politiques et syndicales.