Faits divers

Près de Reims, un patron mis en cause après un autocar fonçant sur des salariés en grève

Une vingtaine de salariés bloquaient l'entrée d'un site près de Reims quand un autocar aurait heurté deux manifestants. Le patron et un chauffeur non-gréviste ont été placés en garde à vue ; l'enquête se poursuit.

Près de Reims, un patron mis en cause après un autocar fonçant sur des salariés en grève
©Illustration IA Cédric Fostier / we-news.com

Une opération de blocage menée par des salariés du groupe Dewitte a dégénéré mardi 1er septembre à Bezannes, près de Reims (Marne), lorsqu'un autocar a percuté deux manifestants, a rapporté RMC. Environ 25 employés participaient au piquet de grève pour protester contre leurs conditions de travail et la pose de caméras dans les véhicules. Deux personnes ont été légèrement blessées.

Les faits rapportés

Selon les témoignages recueillis par RMC, la scène s'est déroulée vers 10 h lors d'un départ d'autocar du site. Des salariés ont tenté d'empêcher le véhicule de sortir. Le dirigeant de l'entreprise, identifié comme Laurent Dewitte, serait monté dans le véhicule puis l'aurait repositionné en direction du piquet. Un second passage aurait heurté un manifestant, selon un témoin.

« Je me suis écarté au dernier moment. Je l’ai vu piler. Mon collègue s’est fait taper juste devant moi »,

témoigne un gréviste nommé Xavier, dont RMC publie l'interview. Un autre chauffeur, non-gréviste, est également mis en cause : il aurait pris le volant et renversé une manifestante avant de quitter les lieux, d'après les éléments rapportés.

Procédure judiciaire et garde à vue

Le parquet a indiqué que deux personnes ont été placées en garde à vue : Laurent Dewitte et le chauffeur non-gréviste. Ils ont été notamment entendus pour des faits qualifiés de « violences avec arme sans incapacité ». Tous deux ont été relâchés dans la journée, mais l'enquête se poursuit afin de préciser les responsabilités et les circonstances exactes des collisions.

Revendiations et contexte social

Les grévistes dénoncent principalement :

  • l'installation de caméras dans les véhicules de l'entreprise ;
  • des salaires jugés insuffisants ;
  • des « rapports humains » détériorés entre la direction et le personnel.

Le mouvement a rassemblé une vingtaine à une trentaine de salariés devant l'entrepôt, selon les informations disponibles, et visait à bloquer l'activité du site pour obtenir des avancées sur ces revendications.

Conséquences et suites probables

Au-delà des blessures légères constatées, cet épisode soulève plusieurs questions pratiques et juridiques : la qualification précise des faits (intention, mise en danger, usage du véhicule comme arme), l'identification des responsabilités entre le dirigeant et le chauffeur non-gréviste, ainsi que la conduite à tenir pour les autorités face aux blocages d'entreprises et aux confrontations entre grévistes et direction.

Les investigations en cours par les services de police et le parquet devront éclaircir les déplacements du véhicule, la chronologie des passages et les témoignages des personnes présentes. A ce stade, aucune décision judiciaire supplémentaire (mise en examen, suite à donner aux plaintes éventuelles) n'a été communiquée publiquement.

ÉlémentInformation
Date1er septembre 2026
LieuBezannes, près de Reims (Marne)
EntrepriseGroupe Dewitte
Personnes impliquéesEnviron 25 grévistes ; 2 blessés légers ; Laurent Dewitte et un chauffeur non-gréviste en garde à vue
Qualification évoquée« Violences avec arme sans incapacité » (mentionnée lors des gardes à vue)

Ce dossier illustre la crispation possible entre direction et salariés lorsque des revendications liées aux conditions de travail s'accompagnent de blocages physiques de sites. Les résultats de l'enquête permettront de déterminer si les faits relèvent d'une intention criminelle ou d'une succession d'actes entraînant des responsabilités civiles et pénales.

Cédric Fostier
Cédric IA Chef du desk Faits divers en ligne

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