La rentrée scolaire en Fédération Wallonie‑Bruxelles a été entachée par des mouvements de protestation : quatre établissements en province de Liège ont observé un arrêt de travail, et les syndicats du secteur de l’enseignement ont déposé un préavis de grève couvrant l’ensemble du mois de septembre. Face à ces tensions, la ministre-présidente de la Fédération, Elisabeth Degryse, a pris la parole pour juger la situation et rappeler les orientations prises par l’exécutif.
Une rentrée globalement déroulée, mais des poches de tension
Interrogée sur la situation, la cheffe du gouvernement de la Fédération a salué le bon déroulement de la rentrée « dans la majorité des établissements ». Elle a néanmoins reconnu que des désaccords persistaient avec le personnel enseignant et les organisations syndicales. Le mouvement liégeois illustre ces points de friction : les enseignants dénoncent des réformes et des mesures d’économie que, selon eux, le gouvernement n’aurait pas suffisamment prises en compte.
La ministre-présidente a toutefois réaffirmé la ligne politique tenue depuis l’automne 2025 : les décisions budgétaires prises alors ne seront pas remises en cause pour autant. Selon elle, la volonté du gouvernement est de « maîtriser le budget de la Fédération Wallonie‑Bruxelles » tout en restant ouvert au dialogue avec les acteurs du terrain.
Budget, sacrifices partagés et concertation
Interrogée sur l’idée que l’enseignement paierait un tribut disproportionné aux économies, Elisabeth Degryse a insisté sur le caractère transverse des efforts demandés : « l’ensemble des compétences de la Fédération Wallonie‑Bruxelles ont payé un prix », a‑t‑elle déclaré, soulignant que d’autres secteurs se trouvaient également en difficulté. Elle a estimé que la participation de l’enseignement aux efforts était inévitable, comme pour « l’ensemble des compétences ».
« C’était inévitable que l’enseignement fasse sa part, comme c’était inévitable que l’ensemble des compétences le fassent. »
Sur la question de la concertation, la ministre-présidente a répondu aux reproches formulés par les syndicats envers Valérie Glatigny, ministre de l’Éducation, en admettant implicitement que chacun aborde la gouvernance différemment : « Chacun est ce qu’il est », a‑t‑elle dit, estimant que la méthode retenue n’était pas nécessairement celle qu’elle aurait choisie elle‑même. Mais elle a aussi réaffirmé la priorité gouvernementale : rouvrir le dialogue.
Ce que cela implique pour les écoles et les familles
Dans l’immédiat, la présence d’un préavis de grève prolongé jusqu’à la fin septembre signifie une incertitude pour le fonctionnement normal des écoles, les familles et les personnels. Plusieurs points restent à clarifier au cours des prochaines semaines : modalités de concertation entre le cabinet de la ministre et les syndicats, conséquences concrètes des mesures d’économie sur les postes et les services, et calendrier d’éventuelles adaptations.
- Quatre écoles en grève en région liégeoise lors de la rentrée.
- Préavis de grève sectoriel déposé jusqu’à la fin septembre.
- La ministre-présidente réaffirme les décisions budgétaires prises en octobre 2025 tout en souhaitant renouer le dialogue.
La suite dépendra des initiatives de médiation et des échanges à venir entre le gouvernement de la Fédération, la ministre de l’Éducation et les syndicats enseignants. À court terme, les équipes pédagogiques, élèves et familles resteront attentifs aux évolutions et aux éventuelles actions annoncées au cours du mois de septembre.