Une meute installée à proximité immédiate de Verviers
Le Service public de Wallonie (SPW) confirme la présence d’un couple de loups s’étant naturellement installé et s’étant reproduit dans les bois de la Louveterie et de la Gileppe. Des louveteaux sont nés début mai. Le lieu précis de la tanière n’est pas connu et, selon les autorités, cette tanière n’est de toute façon plus utilisée par les jeunes à ce stade.
Territoire concerné et hausse des attaques
La présence de la meute concerne plusieurs communes du territoire proche de Verviers. Les localités mentionnées par le SPW sont :
- Verviers
- Dison
- Baelen
- Theux
- Thimister-Clermont
- Limbourg
- Jalhay
Depuis le début de l’année 2026, des attaques sur moutons et petit bétail ont été constatées dans des villages voisins, avec une nette augmentation ces dernières semaines. Cette recrudescence s’explique en partie par la naissance des jeunes : les adultes doivent non seulement se nourrir, mais aussi alimenter leurs petits, ce qui augmente temporairement les besoins de la meute.
Quelle menace pour les humains et pour le bétail ?
Le SPW tient à distinguer deux réalités. Pour les habitants et les promeneurs, le risque est extrêmement faible. Le loup est un animal sauvage discret qui évite en général l’être humain. Les camps scouts et autres activités de plein air peuvent se dérouler normalement : des groupes bruyants tendent davantage à faire fuir l’animal.
« Aucune victime humaine n'a été recensée en Allemagne, ni dans le reste de l'Union européenne depuis la recolonisation progressive du loup en Europe occidentale. »
En revanche, pour les éleveurs et les détenteurs de petit bétail, le danger est réel : les attaques sur moutons, chèvres et animaux insuffisamment protégés ont augmenté et suscitent une forte inquiétude dans la région.
Mesures et pistes évoquées
Face à la multiplication des dépôts de troupeaux attaqués, plusieurs pistes sont évoquées par les autorités et les acteurs locaux :
- surveillance renforcée des zones sensibles ;
- recueil et analyse des prélèvements par le DNF et le SPW pour confirmer les attaques et suivre la meute ;
- renforcement des protections pour le petit bétail (clôtures, surveillance nocturne) ;
- possibilité, dans des cas ciblés, d’autoriser l’abattage d’un individu qui attaque de façon répétée, démarche encadrée par les services compétents.
Le SPW rappelle toutefois que ce dernier recours n’est pas systématique et doit être justifié par des constats précis sur le terrain.
Conséquences locales et inquiétudes
À Verviers et dans les communes alentours, l’annonce ravive des tensions anciennes entre protection de la faune sauvage et protection des élevages. Les éleveurs, déjà affectés par les pertes, appellent à des réponses rapides et efficaces. Les promeneurs et familles s’interrogent, mais les autorités insistent sur la rareté des contacts avec l’humain et sur la possibilité de maintenir des activités de plein air en respectant quelques précautions élémentaires.
| Point | Situation |
|---|---|
| Espèce | Loup (couple + louveteaux) |
| Localisation | Bois de la Louveterie et de la Gileppe (Verviers et environs) |
| Risque pour l'humain | Extrêmement faible, selon le SPW |
| Risque pour le bétail | Réel et en hausse ces dernières semaines |
Sur le terrain, il revient aux communes, aux services régionaux et aux éleveurs de coordonner des réponses adaptées. Pour les habitants de Verviers, l’enjeu est de concilier la cohabitation avec une faune sauvage en reconquête et la protection d’activités rurales encore très présentes dans notre région. La vigilance et la collaboration resteront indispensables dans les semaines à venir.