Un départ en nombre qui surprend la cité d’Ath
La tradition des géants, ancrée au cœur de la ducasse d’Ath, connaît un « coup de vieux » inattendu cet été : cinq porteurs du géant Ambiorix ont annoncé qu’ils tiraient leur révérence simultanément. Pour une manifestation où la transmission de compétences et de gestes est essentielle, la démission groupée de plusieurs porteurs constitue un fait rare et remarqué.
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Depuis que la ducasse existe, il est naturel que des roulements s’effectuent au sein du monde des porteurs de géants. Il est sain que de nouveaux acteurs fassent leur entrée ; c’est dans l’ordre des choses.» Cette phrase, reprise par les acteurs locaux, souligne une vérité : le renouvellement est attendu, mais l’ampleur du départ a surpris les fidèles de la tradition.
Les enjeux pour la ducasse et la conservation du savoir
À Ath, la ducasse et ses géants ne sont pas de simples attractions : ils incarnent une mémoire collective, des gestes techniques et une organisation associative précise. Le portage d’un géant demande coordination, endurance et un apprentissage pratique transmis sur le terrain. La mise à l’écart de cinq porteurs en même temps met donc en lumière plusieurs défis :
- La continuité des cortèges : assurer la présence et la sécurité du géant Ambiorix lors des prochaines sorties.
- La transmission des techniques : préserver les savoir‑faire propres au portage et à la manipulation.
- La mobilisation associative : recruter et former de nouveaux porteurs rapidement pour éviter la surcharge des équipes restantes.
Une recherche de nouveaux profils et une formation nécessaire
Si le départ de plusieurs membres pose question, il ouvre aussi une opportunité : celle d’accueillir de nouveaux acteurs. Les organisateurs parlent traditionnellement d’un apprentissage long et concret. Les aspirants porteurs doivent non seulement être physiquement capables, mais surtout connaître les règles de sécurité et s’intégrer à une équipe rodée.
La situation invite donc la commune, les associations et les anciens porteurs à coordonner un plan de relève. Cela peut passer par des sessions de démonstration, des formations encadrées et une campagne d’appel aux volontaires, sans oublier l’attention portée au bien‑être des porteurs — un point crucial quand il s’agit de maintenir durablement un héritage festif.
Conséquences locales et réactions
La nouvelle de ces départs simultanés a suscité des réactions mesurées mais préoccupées dans les milieux de la fête et de la culture locale. Les habitués de la ducasse redoutent de voir diminuer l’ampleur des cortèges si la relève tarde à venir. Les associations, elles, reconnaissent l’importance de renouveler leurs équipes tout en veillant à encadrer ce renouvellement pour conserver l’authenticité des pratiques.
| Élément | Situation |
|---|---|
| Nombre de porteurs démissionnaires | 5 |
| Impact principal | Risque pour la continuité des cortèges et nécessité de former des remplaçants |
Un appel à la population athoise
En des temps où les événements festifs doivent composer avec la disponibilité des bénévoles, l’appel est double : préserver la tradition et encourager la participation citoyenne. Pour beaucoup à Ath, le géant Ambiorix reste un symbole fort — sa survie dépend autant des gestes que de la volonté de la communauté à se mobiliser.
La suite dépendra des initiatives locales : recrutement, formation et réorganisation interne des équipes de porteurs. Reste que cet épisode rappelle que les fêtes populaires vivent par la transmission et l’engagement de plusieurs générations. À Ath, la page n’est pas tournée, mais elle demande à être réécrite collectivement.