Un incendie d'une ampleur inédite continue de ravager depuis vendredi la réserve naturelle des Fagnes, à l'est du pays. Une reconnaissance aérienne menée par les services de secours a permis aux bourgmestres de Baelen et de Jalhay d'évaluer à 1 600 hectares la surface brûlée dans l'après-midi ; ce chiffre a ensuite été porté à 2 700 hectares en fin de journée.
Une zone difficile à atteindre et un feu qui progresse
Les équipes sur place signalent des conditions particulièrement pénibles : terrains tourbeux et vallonnés, accès routiers limités et sols instables qui empêchent parfois les camions d'approche. Le vent, changeant, contribue à la propagation dans plusieurs directions, compliquant la stratégie d'extinction.
La bourgmestre de Baelen a résumé la situation après la reconnaissance aérienne :
"1 600 hectares ont en effet brûlé, selon les observations des pompiers qui ont survolé la zone"
Les autorités insistent sur la nécessité de moyens aériens importants pour lutter efficacement contre le brasier, en raison de l'impossibilité d'accès pour de nombreux engins au sol.
Moyens déployés et solidarité interrégionale
Le dispositif engagé est large et combine ressources nationales et aides étrangères. Selon le bilan communiqué par les bourgmestres et coordonnateurs des opérations :
- Quatre hélicoptères participent aux largages : deux de la Police fédérale et deux venus des Pays-Bas.
- Plus de quinze zones de secours de différentes régions belges sont mobilisées au sol, soutenues par des pompiers allemands et luxembourgeois.
- La Protection civile, le Département de la Nature et des Forêts (DNF) et la Défense ont été appelés en renfort ; quatre véhicules « Panther » de l'armée sont signalés sur le terrain.
- Des agriculteurs locaux contribuent à l'approvisionnement en eau et au soutien logistique des secours.
Les autorités provinciales et communales ont également annoncé des évacuations préventives pour protéger les habitants des communes les plus exposées.
| Type de moyen | Origine | Quantité (signalée) |
|---|---|---|
| Hélicoptères avec Bambi buckets | Police fédérale / Pays-Bas | 4 |
| Zones de secours | Régions belges | plus de 15 |
| Pompiers étrangers | Allemagne, Luxembourg | engagés |
| Véhicules spéciaux | Défense | 4 Panthers |
Conséquences locales et gestion opérationnelle
Des ordres d'évacuation ont été donnés dans plusieurs villages proches de la zone sinistrée. Les services communaux travaillent en coordination avec les zones de secours pour organiser les relogements temporaires et assurer les flux d'information à la population. Sur le terrain, la priorité reste la protection des habitations et des infrastructures sensibles.
La multiplicité des intervenants — autorités communales, zones de secours, DNF, Protection civile, Défense, aide étrangère, et acteurs privés tels que les agriculteurs — traduit l'ampleur de la mobilisation nécessaire face à ce feu qui se propage rapidement dans un territoire difficile.
Les autorités ont indiqué que la reconnaissance aérienne reste un outil essentiel pour estimer l'étendue des dégâts et aiguiller les moyens. Les chiffres communiqués pourront encore évoluer en fonction des observations et de l'évolution du sinistre.
Ce feu constitue, à ce stade, la plus grande catastrophe de ce type en Belgique par la surface concernée. Les prochains jours, et particulièrement l'évolution des conditions météorologiques, seront déterminants pour savoir si les secours parviendront à contenir et ensuite éteindre le sinistre.