L’université de Gand a annoncé, jeudi 20 août, la suspension d’un de ses chercheurs, à l’origine des accusations de plagiat qui ont visé le professeur britannique Jason Arday, retrouvé mort à son domicile à Cambridge à la mi‑août. L’établissement indique avoir lancé une enquête disciplinaire préliminaire et suspendu le chercheur concerné « à titre préventif » de ses activités de recherche postdoctorale.
Mesure conservatoire et procédure
Dans son communiqué, l’université précise que l’enquête vise à déterminer « s’il existe des éléments suffisants pour transmettre le dossier à l’instance disciplinaire compétente en vue d’un examen plus approfondi ». La suspension intervient alors que l’affaire, initialement révélée au Royaume‑Uni, avait déclenché une vive couverture médiatique et un important tumulte dans le monde académique britannique.
Sur le réseau X, le chercheur, identifié dans la presse comme Nathan Cofnas, a réagi en affirmant :
« Je viens juste d’être suspendu par l’université de Gand. Je suis à peu près certain qu’ils vont me renvoyer. »
Les autorités de l’université, dirigées par la rectrice Pietra De Sutter et son adjoint Herwig Reynaert, ont souligné leur « profonde stupeur » à la suite du décès de Jason Arday et appelé à une réflexion sur la manière dont les acteurs du milieu académique se traitent entre eux.
Contexte de l’affaire
Les accusations de plagiat contre Jason Arday, alors le plus jeune professeur noir de l’université de Cambridge avant sa démission début août, ont été rendues publiques en juillet par le chercheur désormais suspendu. Les révélations ont ensuite alimenté un vaste débat médiatique au Royaume‑Uni, mêlant allégations de plagiat et interrogations sur des éléments biographiques avancés par Arday.
| Élément | Information |
|---|---|
| Date de l’annonce | 20 août (communiqué de l’université de Gand) |
| Mesure prise | Suspension « à titre préventif » et ouverture d’une enquête disciplinaire préliminaire |
| Personnalités citées | Pietra De Sutter, Herwig Reynaert, Nathan Cofnas, Jason Arday |
Conséquences et questions ouvertes
Plusieurs aspects restent à préciser : la durée et la portée de la suspension, les éléments précis retenus dans le dossier disciplinaire, et l’issue éventuelle de l’enquête interne de l’université. L’établissement ne nomme pas explicitement le chercheur dans son communiqué, mais la presse a rapidement identifié Nathan Cofnas, déjà connu pour avoir été démis de fonctions à Cambridge en 2024 et pour se définir, selon ses propres déclarations, comme un « réaliste racial ».
- La suspension est présentée par l’université comme une mesure provisoire, en attente des conclusions de l’enquête préliminaire.
- La rectrice et son adjoint insistent sur la nécessité de tirer des leçons du drame personnel lié au décès d’un universitaire.
- L’affaire dépasse désormais le cadre national, mêlant enjeux éthiques, médiatiques et disciplinaires à l’échelle internationale.
La décision de l’université de Gand souligne la complexité des procédures disciplinaires en milieu académique lorsque des enquêtes publiques touchent des chercheurs et professeurs. Elle marque aussi la volonté de l’établissement de traiter le dossier par des voies formelles plutôt que par la seule pression médiatique, alors que les répercussions de l’affaire continuent d’alimenter les débats au Royaume‑Uni et au‑delà.