La province a octroyé la semaine passée le feu vert, sous conditions, au projet de construction d’une nouvelle attraction majeure au parc Bellewaerde, à Ypres. Il s’agit d’un grand-huit d’une longueur prévue de 680 mètres pour une hauteur maximale de 24 mètres. Malgré cette validation, la procédure d’appel reste ouverte : des habitants ont introduit un recours et son issue demeure incertaine.
Un projet qui ravive les craintes des riverains
Les opposants pointent la taille de l’infrastructure et l’augmentation possible de la fréquentation du site. Plusieurs habitants avaient déjà exprimé leurs réserves lors des précédents projets d’agrandissement du parc. Les inquiétudes portent sur l’impact local en termes de nuisance, de circulation et d’intensité d’usage du territoire.
- Dimension du grand-huit : 680 m de long et 24 m de haut.
- Décision provinciale : permis validé la semaine dernière, assorti de conditions.
- Recours : procédure d’appel toujours en cours introduite par des riverains.
Du côté du parc, les sondages menés auprès des visiteurs montrent une forte popularité des nouvelles attractions, ce qui justifie selon ses responsables la poursuite des investissements. Filip Van Dorpe, porte-parole de Bellewaerde, souligne que le secteur évolue rapidement et que le public attend des expériences renouvelées.
« Le secteur évolue rapidement et les attentes du public changent en conséquence, ce qui pousse le parc à adapter ses projets futurs. »
Le porte-parole indique par ailleurs que le parc attend désormais l’issue de la procédure d’autorisation environnementale, étape nécessaire avant le démarrage effectif des travaux.
Contexte administratif et inquiétudes publiques
La décision provinciale, bien qu’autorisant le projet sous certaines conditions, ne clôt pas le dossier. La possibilité d’un recours prolongera la procédure et laisse planer une incertitude juridique. Les autorités régionales et provinciales devront arbitrer entre la dynamique touristique locale et les garanties demandées par les riverains en matière d’environnement et de qualité de vie.
Ce dossier arrive quelques mois après la publication d’un audit, en mars dernier, commandé par la ministre wallonne du Tourisme, Valérie Lescrenier (Les Engagés), qui avait mis en lumière plusieurs dysfonctionnements dans la gestion du site et préconisé un changement de cap. L’audit avait exprimé la nécessité d’un réajustement des pratiques et d’un renforcement des mécanismes de gouvernance, sans pour autant remettre en cause le potentiel touristique du parc.
| Élément | Statut / donnée |
|---|---|
| Longueur du grand-huit | 680 m |
| Hauteur maximale | 24 m |
| Décision provinciale | Permis validé la semaine dernière, avec conditions |
| Recours | Procédure d’appel en cours |
La controverse illustre la tension classique entre développement touristique et préservation du cadre de vie. Pour les autorités, la difficulté va consister à garantir le respect des normes environnementales et urbanistiques tout en soutenant des investissements économiques susceptibles d’attirer des visiteurs et de créer des emplois.
Dans l’immédiat, le calendrier du projet dépendra de l’issue de la procédure d’appel et de l’autorisation environnementale. Tant que ces étapes ne sont pas franchies, la concrétisation des travaux reste suspendue à des décisions administratives et juridictionnelles.
La suite devra aussi tenir compte des enseignements de l’audit de mars et des garanties demandées pour éviter la répétition des « dysfonctionnements importants » identifiés, selon les conclusions citées lors de la publication de ce rapport. Le débat public autour de Bellewaerde pourrait servir de cas d’école pour la manière dont la Wallonie concilie tourisme de masse et qualité du territoire.