Alexander Zverev, classé N.2 mondial, s’est qualifié vendredi pour la finale de l’US Open, signant ainsi une série rare : sa troisième finale consécutive en Grand Chelem après son triomphe à Roland‑Garros et la défaite en finale à Wimbledon face à Jannik Sinner. Le Hambourgeois a battu Karen Khachanov en trois manches, 6-3, 7-6 (9/7), 7-6 (8/6), au terme d’une rencontre de 2 h 56.
Un succès en contrôle, mais sans excès
Zverev a su imposer sa régularité sur la surface dure de Flushing Meadows. Après un premier set maîtrisé, où Khachanov a commis plusieurs fautes de coup droit qui lui ont coûté des jeux importants, le match s’est tendu et s’est joué sur la précision dans les moments décisifs : les deuxième et troisième manches se sont chacune achevées au jeu décisif. Le Russe, ancien 8e mondial et aujourd’hui 50e, a poussé l’Allemand mais a péché par intermittence dans les échanges les plus importants.
Des points clés qui font la différence
Les statistiques du match montrent que Khachanov a payé cher ses erreurs dans les phases clefs : plusieurs fautes directes au coup droit ont rompu l’équilibre au pire des moments, notamment dans les tie‑breaks. Zverev, lui, n’a pas fléchi sous la pression : il a sauvé des situations compliquées et conclu la rencontre sur sa première balle de match.
| Match | Score | Durée |
|---|---|---|
| Demi‑finale (Zverev vs Khachanov) | 6‑3, 7‑6 (9/7), 7‑6 (8/6) | 2 h 56 |
- Il s’agit de la sixième finale en Grand Chelem de Zverev.
- Il visera dimanche un nouveau titre majeur après son succès à Roland‑Garros en juin.
- Son adversaire en finale sera l’un des deux Américains Ben Shelton (N.9) ou Frances Tiafoe (N.12) ; leur demi‑finale est programmée samedi soir, à 19 h 00 heure locale (01 h 00 à Paris).
Contexte et portée
Zverev s’est déjà montré capable de monter en puissance lors des grandes échéances : il avait atteint pour la première fois une finale de Grand Chelem à l’US Open en 2020, s’inclinant contre Dominic Thiem après avoir mené deux manches à rien. Son titre à Roland‑Garros en juin a validé sa capacité à remporter un Majeur ; enchaîner avec une autre victoire dimanche lui offrirait une confirmation éclatante de sa place parmi les tout‑meilleurs.
Cette série de trois finales consécutives — Roland‑Garros, Wimbledon, US Open — illustre une constance de haut niveau rarement vue dans le circuit masculin moderne. Pour le public, le récit est limpide : Zverev arrive à New York assuré, capable de défendre sa place dans les moments décisifs et de conjurer les aléas d’un tableau exigeant.
Et maintenant ?
Restera à voir si Zverev parviendra à atteindre le niveau de rugosité et de précision qui l’a caractérisé lors de ses meilleures semaines cette saison. Dimanche, il aura l’occasion d’ajouter un nouveau chapitre à sa carrière déjà riche en émotions et en rebondissements, face à l’un des représentants d’une génération de joueurs américains en pleine ascension.
Quoi qu’il en soit, son passage en finale à New York confirme que, à 29 ans, il demeure une référence incontournable sur les surfaces rapides et qu’il continue d’écrire une trajectoire majeure dans le tennis mondial.