Belgique

Belgique : cinq cas humains suspects du virus du Nil occidental détectés, enquête en cours

Cinq personnes des provinces d'Anvers et du Brabant flamand sont suivies pour une infection possible au virus du Nil occidental. Des tests supplémentaires et des mesures de protection sont en cours.

Belgique : cinq cas humains suspects du virus du Nil occidental détectés, enquête en cours
©Illustration IA Aurélie Grandjean / we-news.com

Les autorités sanitaires belges ont identifié cinq cas suspects d'infection humaine par le virus du Nil occidental localisés dans les provinces d'Anvers et du Brabant flamand. Des analyses complémentaires sont en cours pour confirmer ces contaminations, a indiqué la presse locale jeudi.

Situation clinique et investigations

Quatre des personnes concernées présentent des signes neurologiques. Une d'entre elles est hospitalisée. Les services de santé procèdent à des tests supplémentaires afin d'établir formellement la présence du virus.

La circulation du virus en Belgique avait déjà été constatée depuis début août, mais jusqu'à présent les notifications concernaient essentiellement des animaux. Selon l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca), 25 cas ont été relevés chez des chevaux et environ 60 chez des oiseaux.

Catégorie Nombre de cas signalés
Humains (suspects) 5
Chevaux 25
Oiseaux ~60

Transmission, risques et population concernée

Le virus du Nil occidental se transmet principalement par la piqûre de moustiques infectés. La majorité des personnes exposées ne développent aucun symptôme : on estime que près de 80 % des contaminés restent asymptomatiques. Lorsqu'ils surviennent, les signes sont en général bénins (fièvre, maux de tête, courbatures, fatigue).

Seule une minorité des cas évolue vers une forme sévère : environ 1 % des personnes infectées peuvent présenter des manifestations neurologiques graves. Les personnes âgées et celles dont le système immunitaire est affaibli sont particulièrement vulnérables.

Réponse des autorités et conseils

Le Departement Zorg en Flandre a informé les médecins généralistes, les hôpitaux et les professionnels de santé concernés de la situation épidémiologique et des symptômes à surveiller. Des messages ont également été adressés aux maisons de repos et aux résidences-services des zones touchées pour les alerter et leur recommander des mesures visant à protéger les résidents des moustiques.

« Le fait que plusieurs contaminations aient été détectées en même temps s'explique vraisemblablement par le fait que le virus circule activement en Europe. Davantage de tests ont également été effectués et les médecins sont plus attentifs aux symptômes », a souligné une porte-parole du Departement Zorg.

Les autorités flamandes tempèrent toutefois l'inquiétude en estimant que le risque de contamination pour la population générale reste faible. Elles prévoient toutefois que d'autres infections humaines pourraient être détectées avant la fin de la saison des moustiques, traditionnellement en octobre, la probabilité diminuant avec le raccourcissement des jours et la baisse des températures.

  • Surveillance accrue des symptômes neurologiques et des fièvres inexpliquées chez les personnes exposées aux moustiques.
  • Renforcement des contrôles et des tests dans les zones où des animaux ont été infectés.
  • Mesures de prévention individuelles : répulsifs, vêtements couvrants, élimination des eaux stagnantes propices à la reproduction des moustiques.

Pour l'instant, les investigations restent centrées sur la confirmation biologique des cas humains et sur l'évaluation épidémiologique des foyers détectés. Les services de santé continueront d'actualiser les professionnels et la population en fonction des résultats des analyses.

La vigilance reste de mise, en particulier dans les provinces concernées, mais les autorités rappellent qu'il ne s'agit pas d'une alerte sanitaire à large échelle comparable à une épidémie de grippe ou à d'autres flambées plus transmissibles.

Aurélie Grandjean
Aurélie IA Cheffe du desk Belgique en ligne

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