La zone de police Bruxelles‑Nord (Schaerbeek, Evere, Saint‑Josse‑ten‑Noode) a mené, ce samedi 8 août, une vaste opération de contrôle routier visant notamment les trottinettes électriques et les véhicules susceptibles de provenir de fraudes. Les autorités rapportent que, parmi les trottinettes vérifiées, une sur deux n’était pas conforme aux normes en vigueur.
Objectifs et périmètre des contrôles
La direction de la zone explique que l’action visait plusieurs objectifs : vérifier le respect des limitations de vitesse et des normes de conformité des véhicules, déceler d’éventuelles fraudes sociales et lutter contre les conduites « asociales et dangereuses » observées, notamment de la part d’usagers de trottinettes électriques.
« La sécurité routière étant l’une des priorités de notre Zone, ce dispositif propre aux trottinettes rappelle que tous les usagers de la route sont concernés par cette problématique »
Pour contrôler la vitesse des engins, les policiers ont utilisé un dispositif adapté ; la vitesse maximale contrôlée lors de l’opération atteignait 80 km/h, selon la zone de police.
Bilans chiffrés de l’intervention
Au total, 24 trottinettes ont été soumises à un contrôle. Parmi elles, 12 ont été saisies pour non‑conformité. Par ailleurs, la police a procédé à la saisie de deux véhicules de luxe, considérés comme susceptibles d’avoir un lien avec du blanchiment d’argent ou une fraude quelconque.
| Type d'engin | Contrôlés | Saisis |
|---|---|---|
| Trottinettes électriques | 24 | 12 |
| Véhicules de luxe | — | 2 |
Ce que signifie « non conforme »
La zone de police n’a pas détaillé dans son communiqué l’ensemble des motifs ayant entraîné les saisies. En règle générale, un engin peut être déclaré non conforme pour des raisons techniques (dysfonctionnement des freins, modification de la puissance ou de la vitesse, absence d’équipements obligatoires), ou administratives (assurance inexistante, immatriculation non conforme quand elle est requise). Les autorités ont toutefois rappelé que ces contrôles visent autant la sécurité des usagers que la lutte contre des pratiques illégales.
Conséquences locales et rappel à la prudence
Dans une capitale dense comme Bruxelles, la coexistence entre voitures, vélos, trottinettes et piétons pose des défis permanents en matière de sécurité. Les autorités policières insistent sur le fait que la responsabilité individuelle des conducteurs d’engins légers est essentielle pour prévenir les accidents et apaiser les tensions dans l’espace public.
- Les contrôles ciblent tant la sécurité (vitesse, état des engins) que la fraude (origine des véhicules, blanchiment potentiel).
- Les trottinettes non conformes sont de plus en plus identifiées lors d’opérations ciblées.
- Des moyens spécifiques ont été déployés pour mesurer la vitesse des engins légers.
La zone Bruxelles‑Nord se dote par ailleurs d’outils adaptés pour ces contrôles, notamment pour mesurer la vitesse des trottinettes, ce qui témoigne d’une volonté d’ajuster les moyens policiers aux nouvelles mobilités urbaines.
Ce que doivent retenir les usagers
Les utilisateurs de trottinettes électriques — qu’ils soient propriétaires ou usagers d’un service partagé — sont invités à vérifier la conformité technique et administrative de leur engin. Le respect des limitations de vitesse et des règles de circulation reste la meilleure prévention contre les accidents et les sanctions. Les services de location partagée et les particuliers concernés devront, le cas échéant, se rapprocher des autorités pour connaître les modalités de récupération ou les suites administratives en cas de saisie.
La zone de police n’a pas communiqué d’informations complémentaires sur d’éventuelles procédures judiciaires liées aux deux véhicules saisis. Les investigations se poursuivent pour préciser l’origine et le contexte de ces voitures de luxe.
Ce type d’opération devrait se multiplier tant que la cohabitation entre modes de déplacement dans Bruxelles continuera de poser des défis en matière de sécurité et de régulation.