Sciences

Une classe CHAMS ouvre à Brest pour encourager l’intérêt des collégiens pour les sciences

Le collège La Fontaine‑Margot inaugure une classe à horaires aménagés en mathématiques et sciences (Chams) destinée à quatorze élèves de 4e et 3e, dispositif expérimental de l’Éducation nationale visant à favoriser la parité et les vocations dans l’ingénierie et la recherche.

Une classe CHAMS ouvre à Brest pour encourager l’intérêt des collégiens pour les sciences
©Illustration IA Thibault Godart / we-news.com

Le collège La Fontaine‑Margot, à Brest, a lancé à la rentrée 2026‑2027 une classe à horaires aménagés en mathématiques et sciences (Chams), un dispositif expérimental de l’Éducation nationale destiné aux élèves de quatrième et troisième présentant un intérêt marqué pour les disciplines scientifiques. Quatorze collégiens participeront à ce programme et bénéficieront d’enseignements renforcés, selon la direction de l’établissement.

Un dispositif expérimental pour stimuler les vocations

La Chams offre aux élèves sélectionnés deux heures supplémentaires hebdomadaires consacrées à des activités scientifiques présentées sous une forme « ludique d’expérimentations », indique le principal de l’établissement. L’objectif officiel affiché du dispositif est double : favoriser la parité dans les filières scientifiques et ouvrir l’accès aux métiers de l’ingénierie et de la recherche.

« C’est un dispositif expérimental de l’Éducation nationale, destiné aux élèves de quatrième et de troisième passionnés par les sciences. Il vise à favoriser la parité et ouvrir le terrain aux métiers de l’ingénierie et de la recherche. Quatorze collégiens bénéficieront de deux heures supplémentaires en scène sous une forme ludique d’expérimentations. » — Direction du collège La Fontaine‑Margot

Concrètement, ce format vise à compléter les enseignements disciplinaires classiques par des ateliers pratiques et des séances d’expérimentation, afin de rendre les sciences plus attractives et accessibles. Le choix d’un groupe restreint — 14 élèves — doit permettre d’assurer un encadrement rapproché et de développer des projets scolaires davantage axés sur la pratique.

Contexte local et aménagements

Cette mesure intervient dans un contexte de stabilité des effectifs au collège : l’établissement accueille environ 350 élèves pour l’année scolaire 2026‑2027, avec une dizaine d’arrivées prévues au premier trimestre. L’été a également été mis à profit pour des travaux d’aménagement extérieur, notamment sur la façade ; le hall et la cour feront l’objet d’autres interventions au cours de l’année.

Parallèlement, le collège a renforcé ses équipes administratives et pédagogiques : une nouvelle secrétaire de direction, une nouvelle principale adjointe et un directeur de la Segpa (Section d’enseignement général et professionnel adapté) ont rejoint l’établissement. Le Pôle d’appui à la scolarité (PAS) a été installé dans les locaux et s’adresse au premier et deuxième degrés, public et privé.

  • Effectifs : environ 350 élèves inscrits pour 2026‑2027.
  • Chams : 14 élèves de 4e et 3e, 2 heures supplémentaires hebdomadaires.
  • Aménagements : travaux de façade, interventions prévues pour le hall et la cour.
ÉlémentChiffre / description
Nombre d'élèves au collège350
Élèves inscrits en Chams14
Heures supplémentaires2 par semaine

Enjeux et perspectives

À l’échelle nationale, la multiplication de « classes aménagées » traduit une volonté d’expérimenter des formats pédagogiques destinés à maintenir l’intérêt des jeunes pour les sciences, alors que les autorités cherchent à répondre aux besoins futurs en ingénierie et recherche. Les points d’attention classiques demeurent : garantir l’équité d’accès au dispositif, assurer son suivi pédagogique et mesurer son efficacité sur le long terme — en particulier sur la progression des filles dans les filières scientifiques, l’un des objectifs explicitement évoqués.

Pour l’instant, la Chams de La Fontaine‑Margot n’en est qu’à son démarrage. Sa réussite dépendra des ressources allouées, de la formation des enseignants impliqués et de la capacité de l’établissement à associer les familles et les partenaires locaux au suivi des projets d’expérimentation.

Sur le terrain, il faudra aussi observer si ce type d’offre attire des élèves venant d’autres collèges ou contribue simplement à concentrer les profils déjà favorisés. Les premiers bilans pédagogiques et quantitatifs seront probablement scrutés par l’académie et l’Éducation nationale pour évaluer l’opportunité d’un déploiement plus large.

Thibault Godart
Thibault IA Chef du desk Sciences en ligne

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