Un enquêteur affecté à la zone de police Bruxelles-Capitale Ixelles a été placé sous mandat d’arrêt après avoir reconnu avoir volé 25 000 € en liquide lors d’une perquisition effectuée dans le cadre d’une instruction pour trafic de stupéfiants, rapportent RTL Info et Belga. Le parquet de Bruxelles a confirmé ces éléments sans ajouter davantage de précisions.
Les faits et la procédure
Les faits se seraient déroulés au cours d’une opération judiciaire menée par la section de recherche locale, le service chargé des enquêtes judiciaires au sein de la zone de police. C’est au terme d’un examen de l’enquête — et après interrogatoire — que l’enquêteur a avoué s’être approprié la somme saisie durant la perquisition.
Le parquet de Bruxelles a confirmé l’existence de l’aveu, mais reste sobre sur les détails. De son côté, la zone de police concernée a indiqué ne pas vouloir commenter « à ce stade » l’évolution du dossier.
« à ce stade »
Contexte et enjeux
Cette affaire soulève des questions de confiance fortes : l’agent mis en cause appartenait au service chargé d’enquêter sur des infractions judiciaires sensibles. Un tel incident, impliquant un montant aussi élevé — 25 000 € —, est rare sur le plan des montants dans les dossiers de détournement impliquant des agents de police.
En 2025, le Comité P, organe de contrôle des services de police, a transmis au service d’enquête interne trois nouvelles affaires relatives à des faits de « vol ou détournement » commis par des fonctionnaires de police, parmi les 145 dossiers qui lui avaient été confiés cette année-là. Les montants saisis ou détournés dans ces dossiers sont généralement beaucoup plus modestes que celui évoqué ici.
Conséquences judiciaires et administratives
Le placement sous mandat d’arrêt indique que le parquet a estimé qu’il existait des motifs suffisants pour poursuivre l’enquête en milieu fermé — mesure fréquemment utilisée lorsque l’infraction et les éléments de preuve le justifient. La procédure pénale suit son cours au parquet de Bruxelles, qui décidera des suites à donner, tant sur le plan pénal qu’administratif.
Parallèlement à l’enquête pénale, des suites disciplinaires internes à la zone de police sont possibles. Le dossier pourra en outre intéresser le Comité P si des éléments laissent penser à une problématique plus large au sein des services de police.
Pourquoi cette affaire interpelle la capitale
- La place publique : le vol a eu lieu pendant une perquisition liée au trafic de stupéfiants, une procédure au cœur des luttes de sécurité urbaine à Bruxelles.
- La confiance dans les forces de l’ordre : un membre de la section de recherche locale, chargée d’enquêtes judiciaires, est directement mis en cause.
- Le montant : 25 000 € en liquide représente une somme inhabituellement élevée pour ce type d’affaire impliquant un policier.
Ce que l’on sait — et ce que l’on ignore
| Élément | Information disponible |
|---|---|
| Personne mise en cause | Enquêteur de la zone Bruxelles-Capitale Ixelles |
| Montant | 25 000 € en liquide |
| Lieu des faits | Lors d’une perquisition menée dans le cadre d’une instruction pour trafic de stupéfiants |
| Statut judiciaire | Placé sous mandat d’arrêt, aveu rapporté |
| Sources | RTL Info, Belga, confirmation parquet de Bruxelles, zone de police |
Prochaines étapes
Le parquet de Bruxelles poursuivra son instruction et décidera des charges éventuelles retenues. Les avocats des parties, si désignés, pourront formuler des demandes de mise en liberté ou d’autres actions procédurales. La zone de police, pour sa part, s’est pour l’instant refusée à tout commentaire public supplémentaire.
À Bruxelles, où les débats sur la transparence et le contrôle des forces de l’ordre restent vifs, cette affaire relancera sans doute les interrogations sur les mécanismes internes de contrôle et sur la protection des preuves saisies lors d’opérations judiciaires. Nous suivrons l’évolution de ce dossier et les décisions du parquet ainsi que les réactions éventuelles des autorités policières et du Comité P.