Un patient interné n’a pas regagné l’établissement depuis le 7 août
La disparition, désormais signalée par la police fédérale, d’un homme interné au Centre Régional Psychiatrique Les Marronniers de Tournai a provoqué une vive inquiétude dans la cité tournaisienne. Il s’agit de Smail Ouennas, 39 ans, qui n’a pas regagné l’établissement depuis le 7 août 2026.
Le CRP a précisé, jeudi, la nature de sa mission et le cadre légal dans lequel s’inscrivent prises en charge et sorties: l’internement est une mesure de sécurité destinée à protéger la société et à assurer les soins nécessaires à la personne internée. Le centre a aussi tenu à rappeler qu’il n’a pas compétence pour prononcer des décisions judiciaires de mise en liberté.
« La non-réintégration a été signalée immédiatement »
Face à certaines interrogations publiques, notamment à la lecture du communiqué de la police fédérale qualifiant le disparu de « danger pour l’intégrité des tiers », l’institution a expliqué que des sorties peuvent, dans certains cas, faire partie d’un parcours de réhabilitation et reposent sur une évaluation clinique pluridisciplinaire.
Un processus judiciaire qui reste souverain
Le CRP Les Marronniers a insisté sur le fait que les décisions d’internement, de libération ou d’autorisation de sorties relèvent du Tribunal de l’Application des Peines et non de l’établissement. Ce tribunal siège en toute indépendance et s’appuie notamment sur les éléments fournis par l’équipe soignante de l’Hôpital Psychiatrique Sécurisé (ex‑défense sociale) pour trancher.
- Nom de la personne portée disparue : Smail Ouennas (39 ans)
- Date de disparition : 7 août 2026
- Lieu : CRP Les Marronniers, Tournai
Le centre précise que l’évaluation clinique tient compte tant de l’évolution de l’état mental que des risques de récidive. Ces éléments, associés au secret médical, déterminent la prise en charge et les autorisations éventuelles de sortie, qui doivent permettre la réinsertion sociale du patient quand c’est jugé adapté.
Questions de sécurité et transparence
L’annonce de la disparition a relancé le débat sur l’équilibre entre sécurité collective et droits des personnes souffrant de troubles mentaux. À Tournai, où la question de la sécurité est sensible pour les riverains proches des établissements de soins, la communication des autorités est scrutée.
Le CRP tient à souligner qu’il a signalé immédiatement aux autorités compétentes la non‑réintégration du patient. La police fédérale a ensuite diffusé un avis de recherche. Dans sa communication, l’institution rappelle que le but des mesures d’internement est double : protéger la société et garantir à la personne des soins adaptés afin de favoriser une réinsertion progressive et encadrée.
| Point | Responsabilité |
|---|---|
| Décision d’internement / libération | Tribunal de l’Application des Peines |
| Évaluation clinique et éléments fournis | Équipe soignante de l’Hôpital Psychiatrique Sécurisé |
| Signalement de la disparition | CRP Les Marronniers → Police fédérale |
Pour l’heure, les autorités judiciaires et policières restantes en charge des suites de l’affaire n’ont pas communiqué de nouvelles informations publiques. Le caractère sensible de ces dossiers, mêlant secret médical et impératifs de sécurité, limite parfois la transparence sur les détails précis des décisions judiciaires.
Conséquences locales
À Tournai, la disparition d’un interné peut nourrir l’inquiétude des habitants et relancer des demandes d’éclaircissements sur le fonctionnement des structures psychiatriques sécurisées. Les associations locales et les élus devront, s’il y a lieu, travailler à rétablir la confiance entre la population, les services de santé mentale et les institutions judiciaires.
En attendant, la police continue ses recherches et le centre se dit disponible pour coopérer pleinement avec les enquêteurs. Les habitants sont invités à rester vigilants et à relayer toute information utile aux autorités compétentes.