Le tribunal attend un rapport spécialisé avant de statuer
Le tribunal correctionnel de Liège a décidé vendredi de reporter à une audience ultérieure l'examen du dossier d'un homme de 58 ans, domicilié à Jupille, accusé d'avoir commis des viols et des atteintes à l'intégrité sexuelle sur une jeune fille de 12 ans sur laquelle il exerçait une autorité. La juridiction a motivé son ajournement par l'absence d'un rapport d'expertise demandé à un service spécialisé dans le traitement des délinquants sexuels.
Selon les éléments versés au dossier et exposés durant l'audience, les faits reprochés se seraient déroulés entre juin 2021 et octobre 2022. Le prévenu est soupçonné d'avoir adopté des comportements intrusifs et sexualisés à l'égard de la mineure : il lui aurait donné des surnoms visant ses seins, lui aurait offert de la lingerie fine alors qu'elle fréquentait encore l'école primaire, et l'aurait attirée à plusieurs reprises dans son lit.
« Il a reconnu les faits, assurant avoir cédé à des moments de faiblesse. »
Ces aveux, rapportés lors de l'instruction, n'ont toutefois pas suffi à clore le débat judiciaire. Les magistrats souhaitent disposer d'un avis spécialisé pour apprécier la dangerosité éventuelle du prévenu et déterminer les mesures de suivi ou d'exécution pénale à retenir.
Un examen technique devenu déterminant
La demande d'expertise porte sur une analyse menée par un service spécialisé dans le traitement des délinquants sexuels — service dont le rapport n'était pas encore disponible vendredi. Sans ce document, le tribunal a renvoyé l'affaire et fixé une nouvelle audience à une date ultérieure, en l'attente des conclusions du spécialiste.
La décision illustre l'importance des expertises techniques dans les procédures pénales touchant aux infractions sexuelles, en particulier lorsqu'il s'agit de victimes mineures et de comportements d'autorité. Ces rapports peuvent éclairer le tribunal sur le profil de l'accusé, la récidive éventuelle et les mesures d'accompagnement ou d'incarcération adaptées.
- Âge du prévenu : 58 ans
- Lieu : Jupille (commune de Liège)
- Victime : fillette de 12 ans
- Période alléguée : juin 2021 à octobre 2022
- Motif du report : attente d'un rapport d'un service spécialisé
Conséquences locales et cadre institutionnel
À Liège, comme ailleurs en Belgique, les affaires d'agressions sexuelles contre des mineurs suscitent une forte émotion et interrogent les dispositifs de protection de l'enfance et de signalement. Le renvoi décidé par le tribunal vise à garantir que la décision judiciaire repose sur l'ensemble des éléments d'expertise pertinents, même si ce délai peut apparaître frustrant pour les parties — notamment la victime — et la population.
Le recours aux services spécialisés traduit également la volonté des magistrats d'évaluer scientifiquement les risques et de se conformer aux procédures pénales en vigueur. Il n'appartient cependant pas au tribunal de communiquer publiquement le contenu des rapports d'expertise ; ceux-ci sont versés au dossier et examinés à huis clos par les magistrats afin de protéger l'identité et la dignité de la victime mineure.
| Élément | Information |
|---|---|
| Prévenu | Homme, 58 ans, Jupille |
| Victime | Fillette, 12 ans |
| Plage temporelle | juin 2021 – octobre 2022 |
| Motif du renvoi | rapport manquant d'un service spécialisé |
La procédure reprendront une fois le rapport transmis au tribunal. D'ici là, l'instruction et le suivi judiciaire se poursuivent selon les règles en vigueur. La perspective d'une audience future permettra aux parties de présenter ou de compléter leurs arguments à la lumière de l'expertise sollicitée.
Pour les Liégeois, cette affaire rappelle la nécessité des dispositifs de signalement et de protection des mineurs, ainsi que le rôle central des institutions judiciaires et des services spécialisés dans le traitement de ce type d'infractions.