Une salle comble, des riverains inquiets et des questions ouvertes
La commune d'Uccle a été le théâtre mercredi soir d'une réunion d'information qui a viré au face-à-face tendu entre riverains et responsables du futur centre d'accueil Fedasil, géré par le Samusocial, rue Beeckman. Les premiers résidents sont attendus dans quelques jours, mais le calendrier et la communication autour du projet restent source d'incompréhension pour une partie du quartier.
Selon notre journaliste présent·e, la salle était « comble » : environ 150 personnes ont assisté à la présentation. La directrice générale du Samusocial, Sarah de Liamchine, a exposé pendant une demi-heure les modalités du déménagement, sans toutefois répondre à toutes les interrogations des riverains, notamment sur le permis d'urbanisme.
« On n’a aujourd’hui aucune réponse sur cette question. Soit c’est de l’ignorance du Samusocial, soit il ne veut pas communiquer »,
a lancé un riverain, pointant l'absence de précisions sur la procédure administrative, une critique à laquelle la direction du Samusocial a opposé une défense procédurale :
« Une procédure urbanistique est en cours, nous la suivrons à la lettre. Il y aura des espaces de concertation dédiés à ces questions urbanistiques, comme c’est le cas pour n’importe quelle question relative à un permis. À ce jour, la réunion ne portait pas sur ce sujet. »
Contexte et chiffres
Le centre doit, une fois opérationnel, accueillir 230 personnes et compter 35 membres du personnel. Le déménagement était initialement prévu à la mi-juillet mais a été retardé par plusieurs recours introduits par des riverains, portant principalement sur des questions urbanistiques. Une première tentative d’installation début août avait déjà été interrompue dès le lendemain.
- Capacité prévue : 230 personnes
- Personnel : 35 membres
- Public présent à la réunion : environ 150 riverains
| Élément | Statut |
|---|---|
| Déménagement initialement prévu | mi-juillet (reporté) |
| Tentative d’installation | début août (interrompue) |
| Réunion d'information | mercredi soir (salle comble) |
Communication, filtres et désamorçage
La réunion devait initialement être réservée aux seuls riverains directs ; pour obtenir l'adresse du lieu, il était demandé aux participants de s'inscrire et de fournir leur adresse. Cette pratique a été dénoncée par plusieurs habitants. Finalement, aucun filtrage n'a été opéré à l'entrée. La bourgmestre faisant fonction, Valentine Delwart (MR), est intervenue pour désamorcer rapidement la polémique sur la méthode d'organisation.
Pour le Samusocial, l'enjeu annoncé est double : rassurer les riverains et réinstaurer un dialogue dans un climat tendu, notamment sur les réseaux sociaux. La direction insiste sur le respect des procédures urbanistiques et sur l'existence prochaine d'espaces de concertation dédiés à ces questions.
Conséquences locales et perspectives
Rien n'indique à ce stade que l'ouverture prochaine du centre soit remise en cause, mais la succession de recours et l'opposition visible d'une partie du voisinage rendent la situation volatile. Les habitants attendent des précisions sur les aspects administratifs et sur l'impact concret du centre sur la vie de quartier (sécurité, propreté, mobilité, accueil des familles et accompagnement social).
Le calendrier à court terme reste serré : les premiers occupants sont attendus « dans quelques jours », mais toute nouvelle action judiciaire ou contretemps administratif pourrait encore retarder l'installation. La commune et le Samusocial devront désormais conjuguer transparence et dialogue pour apaiser les tensions et permettre une insertion la plus fluide possible du centre dans le tissu communal d'Uccle.