Un adolescent de 17 ans est décédé à Marseille après avoir été retrouvé en arrêt cardio‑respiratoire à son domicile du quartier de La Castellane, ont rapporté BFMTV et l'AFP. La victime, prise en charge initialement aux urgences à la fin du week‑end précédent après avoir participé à une fête, avait selon les autorités consommé une « quantité importante » de protoxyde d'azote, également appelé « gaz hilarant ».
Chronologie et enquête
Les premiers éléments disponibles indiquent :
- Admission aux urgences « à la fin du week‑end » après la fête, puis sortie de l'hôpital le lundi matin ;
- Retrouvé mardi en arrêt cardio‑respiratoire à son domicile à La Castellane ;
- Constat de décès malgré des massages pratiqués par les marins‑pompiers de Marseille ;
- Autopsie ordonnée pour préciser les causes du décès et établir d'éventuelles corrélations.
Une source policière interrogée par l'AFP a précisé qu'il n'était pas possible, « à ce stade », d'établir une «
corrélation définitive» entre l'inhalation du protoxyde d'azote et le décès. L'autopsie devra permettre d'éclaircir l'origine exacte du décès.
Risques sanitaires et contexte réglementaire
Le protoxyde d'azote, employé notamment en cuisine et connu sous l'appellation de « gaz hilarant », est de plus en plus consommé par des jeunes comme produit euphorisant. Les autorités sanitaires avaient récemment alerté sur des risques sérieux : maux de tête, vertiges, troubles neurologiques, cardiovasculaires ou psychiatriques, pouvant parfois être irréversibles en cas de prises répétées ou en grande quantité.
Dans le même temps, les pouvoirs publics ont engagé des mesures visant à restreindre l'accès à ce produit. Selon les informations relayées, la vente de protoxyde d'azote devrait être interdite à partir de février 2027. Cette décision intervient dans un contexte d'augmentation des usages récréatifs et des signalements de complications liées à l'inhalation.
| Événement | Date approximative |
|---|---|
| Admission aux urgences après une fête | Fin du week‑end précédent |
| Sortie de l'hôpital | Lundi matin |
| Retrouvé en arrêt cardio‑respiratoire | Mardi |
| Autopsie ordonnée | Suite au décès |
Conséquences et questions ouvertes
Ce décès ravive les interrogations sur la portée des mesures de prévention et de contrôle autour du protoxyde d'azote, particulièrement chez les mineurs. Plusieurs aspects restent cependant à confirmer par l'enquête et l'examen médico‑légal :
- La relation directe entre la consommation et l'arrêt cardio‑respiratoire ;
- La présence éventuelle d'autres substances ou facteurs médicaux contribuant au décès ;
- Les conditions exactes de l'usage (quantité, mode d'inhalation, répétition des prises).
Les autorités judiciaires et médicales, via l'autopsie ordonnée, sont désormais chargées d'établir un lien de causalité. Dans l'immédiat, ce drame met en lumière le caractère parfois sous‑estimé des risques liés à l'usage récréatif de produits disponibles couramment, et devrait nourrir le débat sur les mesures de prévention ciblant les jeunes.
La rédaction suit l'évolution de l'enquête et publiera les précisions communiquées par le parquet et les services de santé dès qu'elles seront disponibles.