Peu après minuit ce dimanche 30 août, une fusillade a éclaté dans le 3e arrondissement de Marseille, faisant un mort et quatre blessés, a indiqué l’Agence France‑Presse (AFP) en s’appuyant sur des sources judiciaires et policières. Les tirs ont visé des personnes attablées à la terrasse d’un bar, selon les premiers éléments disponibles.
Les faits et l’état des victimes
Selon les marins‑pompiers de Marseille, la victime décédée est un homme de 20 ans. Parmi les quatre blessés, un individu — décrit comme « a priori mineur » par les secours — a quitté les lieux et pris la fuite. Les trois autres victimes, âgées de 18 à 23 ans, ont été hospitalisées; deux d’entre elles étaient en urgence absolue au moment de leur prise en charge, précise l’AFP.
| Victimes | Âge | Situation |
|---|---|---|
| Décédé | 20 ans | Sur place |
| Blessés | 18–23 ans (trois identifiés) | Hospitalisés (deux en urgence absolue) |
| Blessé en fuite | « a priori mineur » | Fuite après les tirs |
Enquête et hypothèse d’une guerre de territoire
Le parquet de Marseille a indiqué avoir ouvert «
une enquête en flagrance des chefs de meurtre, tentative de meurtre en bande organisée et association de malfaiteurs», selon l’AFP. Les investigations sont donc confiées aux services judiciaires et devraient viser à établir tant l’identité du tireur que les motifs et l’éventuel lien avec des réseaux criminels.
Les premiers éléments laissent penser que l’attaque s’inscrit dans le contexte de tensions entre groupes impliqués dans le trafic de stupéfiants. La scène du crime se situe rue d’Amiens, à proximité de la cité Bel Horizon, un secteur déjà identifié comme regroupant plusieurs points de deal disputés.
Contexte local et précédents
La zone a récemment été le théâtre d’autres violences : mardi dernier, un homme d’une cinquantaine d’années avait été pris pour cible dans le même quartier par deux individus circulant en scooter, qui avaient ouvert le feu à plusieurs reprises. La victime avait été grièvement blessée et hospitalisée avec un pronostic vital engagé.
Les autorités rappellent que le phénomène du narcobanditisme a fait des dizaines de victimes ces dernières années à Marseille. Selon les chiffres officiels cités par la presse, 17 personnes ont été tuées dans ce contexte en 2025, un chiffre en baisse par rapport aux années antérieures mais qui illustre la persistance du phénomène. Les points de vente de drogue semblent s’être déplacés au fil du temps : s’ils ont diminué dans certains quartiers nord, ils se seraient multipliés dans le centre‑ville, notamment autour de la gare Saint‑Charles, à cheval entre le 1er et le 3e arrondissement.
- La fusillade s’est produite rue d’Amiens, près de la cité Bel Horizon.
- Le parquet a ouvert une enquête en flagrance pour meurtre et tentatives de meurtre en bande organisée.
- Les auteurs étaient, au moment des premières informations, en fuite; l’enquête doit préciser le nombre de suspects et leurs mobiles.
Conséquences probables
Sur le plan judiciaire, l’ouverture d’une information en flagrance indique que les magistrats entendent agir rapidement pour prévenir la disparition d’indices et procéder à des interpellations si l’enquête le permet. Sur le plan local, cette nouvelle attaque ravive les interrogations sur la stratégie de lutte contre les réseaux de stupéfiants et la sécurité dans des secteurs urbains marqués par des rivalités entre groupes criminels.
À ce stade, les autorités n’ont pas communiqué d’autres précisions sur l’identité du tireur ni sur l’arme utilisée. Les investigations de la police et des services judiciaires se poursuivent pour reconstituer les circonstances exactes de l’attaque et identifier tous les protagonistes.
Ce dossier sera actualisé dès que de nouvelles informations officielles seront communiquées par le parquet ou les services de secours.