Un violent incendie a embrasé depuis vendredi une vaste réserve naturelle de l’est du pays, dans les Hautes Fagnes. Les autorités wallonnes ont fait état dimanche 16 août d’un bilan d’environ 3 000 hectares détruits, ce qui situe ce sinistre parmi les plus importants jamais enregistrés en Belgique.
Une intervention difficile à mener
Les secours ont souligné la difficulté d’intervention causée par la configuration du terrain. La zone, très accidentée et boisée, complique l’accès des véhicules et l’action rapprochée des soldats du feu. Selon le bulletin diffusé dimanche matin, plusieurs foyers restaient encore actifs, alimentés par un vent qui change régulièrement de direction.
« Les conditions restent complexes »
Plus d’une centaine de pompiers se relaient depuis vendredi pour tenter de contenir le brasier. Des unités de toute la Belgique ont été engagées et des renforts venus d’Allemagne prêtent main-forte. Les autorités insistent sur la nécessité d’un appui aérien pour compléter les opérations au sol.
Renforts aériens et coopération européenne
Face à l’ampleur du sinistre et à l’inaccessibilité de certains secteurs, la Belgique s’appuie sur des moyens aériens étrangers. Un ballet d’hélicoptères de la police fédérale belge et des Pays-Bas a été observé dimanche matin, effectuant des rotations vers un lac voisin pour se ravitailler en eau. La Région wallonne a activé le mécanisme de protection civile européen pour obtenir des moyens supplémentaires.
| Élément | Chiffre / situation |
|---|---|
| Superficie approximative brûlée | 3 000 hectares |
| Mobilisation des pompiers | Plus d’une centaine de pompiers |
| Evacuations | Habitants de deux villages évacués préventivement |
Conséquences pour les riverains et la circulation
Un épais panache de fumée recouvre une partie de la région frontalière avec l’Allemagne, rendant l’air parfois jaune et réduisant la visibilité. Les autorités ont procédé à l’évacuation préventive d’habitants de deux villages proches du sinistre; aucune habitation n’aurait été atteinte par les flammes au moment du bilan communiqué dimanche matin.
Les pompiers et les services de secours restent sur le qui-vive: la variabilité du vent et l’existence de plusieurs foyers actifs laissent craindre des reprises et rendent la maîtrise du feu incertaine.
Un sinistre exceptionnel pour le pays
Les observateurs et les autorités parlent d’un des pires incendies de l’histoire de la Belgique. La combinaison de la taille du feu, de la topographie du terrain et du vent impose une coordination étroite entre services wallons, forces fédérales et partenaires internationaux mobilisés via le mécanisme de protection civile.
- La Région wallonne coordonne la réponse opérationnelle sur le terrain.
- Des renforts étrangers interviennent par voie aérienne et terrestre.
- La priorité des secours demeure la protection des personnes et des habitations proches.
Les autorités appellent la population à la prudence et à respecter les consignes locales. La situation reste évolutive: les équipes de secours poursuivent leurs rotations et contrôles afin d’empêcher toute propagation supplémentaire.