Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées jeudi matin à la gare des Guillemins à Liège pour protester contre les mesures adoptées par le gouvernement MR‑Engagés et réclamer, au-delà du retrait des textes, un refinancement de l'enseignement.
Une mobilisation plurielle et visible
Le cortège, aux couleurs des trois syndicats qui appelaient à la manifestation, a réuni non seulement des enseignants, mais aussi des étudiants du supérieur, des seniors et des enseignants flamands venus témoigner leur solidarité. Plusieurs banderoles et calicots traduisaient la colère et les revendications du secteur : « 20 H en classe = 45 de taf », « C'est todi les p'tits qu'on sprôtch » ou encore « Toujours en colère! ».
« 20 H en classe = 45 de taf »; « Toujours en colère! »
Un itinéraire symbolique
Le cortège a prévu de rallier le centre de la Cité ardente en passant devant des écoles, des académies artistiques et des établissements d'enseignement supérieur — autant de lieux directement concernés par les économies décidées au niveau gouvernemental. Le passage devant ces institutions visait à mettre en lumière l'impact concret des mesures sur les conditions d'apprentissage et d'enseignement.
Des pertes d'emplois dénoncées
Les syndicats présents ont chiffré les conséquences des décisions gouvernementales : selon eux, les mesures ont entraîné la perte d'environ 2 000 équivalents temps‑plein dans le secteur de l'enseignement. Cette estimation est au cœur des revendications : elle alimente l'appel à un retrait des mesures et à un véritable plan de financement pour éviter un creusement des inégalités scolaires.
- Points revendiqués : retrait des mesures et refinancement de l'enseignement.
- Public mobilisé : enseignants, étudiants du supérieur, seniors, enseignants flamands solidaires.
- Impact dénoncé : suppression d'environ 2 000 équivalents temps‑plein selon les syndicats.
| Élément | Constat / revendication |
|---|---|
| Mesures gouvernementales | Rejetées par les syndicats, jugées responsables de pertes d'emploi et d'économies dans l'enseignement |
| Public présent | Enseignants, étudiants, seniors, enseignants flamands solidaires |
| Demande principale | Retrait des mesures et refinancement du secteur |
La dynamique de la manifestation s'inscrit dans une série d'actions menées par les syndicats pour faire pression sur le gouvernement et obtenir des réponses quant aux moyens alloués au système éducatif. Le passage du cortège devant des établissements pédagogiques visait à créer un lien marqué entre décisions politiques et conséquences sur le terrain : curriculum, horaires, personnel et accompagnement des élèves.
À ce stade, les syndicats maintiennent la pression en mettant en avant des chiffres concrets — notamment l'estimation des 2 000 équivalents temps‑plein supprimés — pour appuyer leur demande d'un plan de financement qui, selon eux, permettrait d'enrayer une tendance à la détérioration des conditions d'enseignement et d'apprentissage.
La mobilisation à Liège illustre une inquiétude partagée par divers acteurs du monde éducatif : la combinaison des coupes budgétaires et des réformes est perçue comme susceptible d'accentuer une école à plusieurs vitesses, au détriment de la qualité de l'enseignement et de l'égalité des chances.
Les syndicats attendent désormais des réponses politiques claires sur le retrait des mesures et les moyens financiers à engager ; la suite des actions dépendra en grande partie des retours obtenus des autorités compétentes.