Une double mort a été constatée lundi 10 août au soir à Biache-Saint-Vaast (Pas-de-Calais) : une fillette de 9 ans et son père, âgé de 52 ans, ont été retrouvés pendus à leur domicile, a indiqué l'AFP mercredi matin en se fondant sur les renseignements fournis par la gendarmerie et la presse locale.
Découverte macabre par un membre de la famille
La découverte a eu lieu en fin de journée : la mère de l'enfant, de retour de son travail, a trouvé la porte de leur logement fermée à clé de l'intérieur et a alerté les secours. Ceux-ci sont intervenus et ont mis au jour vers 19 h les deux corps pendus, selon une source proche de l'enquête citée par l'AFP.
Une hypothèse privilégiée : infanticide suivi d'un suicide
Les premières indications orientent les investigations vers la piste d'un infanticide suivi d'un suicide. La source précitée a également indiqué que le père présentait des antécédents dépressifs et avait déjà tenté de se donner la mort, information qui figure dans les éléments communiqués jusqu'ici aux enquêteurs.
La nature exacte des circonstances et la chronologie des faits restent à confirmer par les investigations en cours. Aucune charge formelle n'a été établie à ce stade et les enquêteurs poursuivent leurs auditions et examens techniques.
Enquête conduite par la gendarmerie d’Arras
La brigade de recherches de la gendarmerie d'Arras a été saisie, de même que la cellule d'identification et d'investigation criminelle de la gendarmerie du Pas-de-Calais. Le parquet d'Arras a été informé ; il n'avait pas donné de suite officielle aux sollicitations de l'AFP au moment des premiers comptes rendus.
- Victimes : une fillette de 9 ans et son père de 52 ans.
- Lieu : domicile familial à Biache-Saint-Vaast (Pas-de-Calais).
- Découverte : lundi 10 août vers 19 h par la mère, de retour du travail.
- Enquête : brigade de recherches d'Arras et cellule d'identification et d'investigation criminelle mobilisées.
| Élément | Donnée |
|---|---|
| Âge de la fillette | 9 ans |
| Âge du père | 52 ans |
| Heure de la découverte | vers 19 h (lundi 10 août) |
La qualification juridique retenue dépendra des conclusions médico-légales et des éléments recueillis par les gendarmes (auditions, expertises, examen de la scène). Les investigations scientifiques et judiciaires doivent permettre de préciser s'il y a eu acte intentionnel commis par l'un des membres du foyer visant l'enfant, puis un acte volontaire mettant fin à la vie du parent, ou toute autre configuration factuelle.
Conséquences et contextes
Les affaires mêlant décès d'un mineur et possible suicide familial suscitent systématiquement une attention particulière des autorités et des services de protection de l'enfance. Outre l'enquête pénale, des bilans sociaux et psychologiques peuvent être réalisés pour retracer l'entourage et identifier d'éventuels signaux d'alerte antérieurs. Le rôle des services de santé mentale, mais aussi des acteurs sociaux, est souvent évoqué dans le après-coup de tels drames, tant pour l'analyse des causes que pour la prévention.
La procédure en cours vise à établir une vérité factuelle et à apporter des réponses à la famille endeuillée. Le parquet d'Arras et la gendarmerie n'ont pour l'heure pas communiqué d'autres éléments publics. Toute avancée sera portée à la connaissance des médias par les autorités compétentes.
La rédaction suit l'évolution de l'enquête et publiera les informations communiquées par le parquet ou la gendarmerie dès qu'elles seront disponibles.