Un troisième cas suspect d’infection à Ebola a été signalé mardi en Israël, a indiqué le ministère israélien de la Santé. La personne, récemment rentrée de République démocratique du Congo, s’est présentée pour des soins après l’apparition de fièvre et a été hospitalisée à Beer-Sheva.
Prise en charge et mesures d’isolement
Selon le communiqué officiel, le patient est accueilli à l’hôpital Soroka et placé en isolement, conformément aux protocoles nationaux. Les tests virologiques destinés à confirmer ou infirmer l’infection ont été envoyés et les résultats sont attendus dans un délai de 24 heures.
« à ce stade, il ne s'agit que d'une suspicion, et les analyses nécessaires sont en cours. »
Une enquête épidémiologique a été ouverte parallèlement afin de retracer les contacts et évaluer les risques de transmission. Le ministère rappelle que, depuis le début de l’épidémie en RDC et en Ouganda, il suit en continu la situation internationale et a activé un dispositif de préparation au sein du système de santé.
Hôpitaux de référence et préparation
Soroka fait partie des établissements de référence désignés pour la prise en charge de cas suspects d’Ebola. Le ministère précise que cinq centres disposent de capacités d’isolement et de laboratoires adaptés :
- Soroka (Beer‑Sheva)
- Ichilov
- Sheba
- Rambam
- Hadassah Ein Kerem
| Élément | Information |
|---|---|
| Nombre de cas suspects en Israël (depuis le début de l’épidémie) | 3 (les deux précédents négatifs) |
| Délai estimé des résultats | 24 heures |
| Provenance du voyage | République démocratique du Congo |
Contexte international et enjeux sanitaires
Cette annonce intervient alors que plusieurs foyers d’Ebola sont suivis par les autorités sanitaires internationales. La détection rapide, l’isolement des cas suspects et l’investigation des réseaux de contacts constituent les principales mesures pour limiter la propagation. Les autorités israéliennes indiquent avoir mis en place des procédures systématiques de préparation pour garantir la capacité du système de santé à répondre aux différents scénarios.
Pour la Belgique, comme pour les autres pays européens, la circulation internationale des personnes rend la vigilance indispensable. Les agences de santé publique insistent sur la nécessité de signaler tout voyage récent dans une zone affectée et l’apparition de symptômes compatibles (fièvre, maux de tête, douleurs musculaires, vomissements, diarrhée, hémorragies dans les formes avancées) afin d’orienter rapidement la prise en charge.
À ce stade, et en l’attente des résultats de laboratoire, il convient de retenir qu’il s’agit d’une suspicion active soumise aux confirmations biologiques et aux investigations épidémiologiques en cours. Les autorités israéliennes ont par ailleurs rappelé leur dispositif de surveillance renforcée mis en œuvre depuis le déclenchement de l’épidémie en RDC et en Ouganda.
Nous suivrons l’évolution des analyses et les éventuelles communications complémentaires des autorités sanitaires israéliennes et internationales.