Le 17 août, le Comité populaire de Hô Chi Minh-Ville a dévoilé un plan global de réorganisation des établissements d'enseignement, de la maternelle au lycée. L'objectif affiché est d'optimiser la gouvernance scolaire après des opérations de fusion, en appliquant deux modèles structurels et en réduisant le nombre de directeurs, de directeurs adjoints et de personnel administratif et de soutien.
Deux modèles retenus pour les écoles fusionnées
La municipalité a accepté la mise en œuvre de deux modèles de gestion pour les écoles résultant de la recomposition du réseau scolaire :
- Modèle 1 : une grande école d’un seul niveau (ou un centre de formation continue) dotée de plusieurs campus annexes, avec une école principale assumant la coordination.
- Modèle 2 : un établissement d’enseignement général multisites et multi-niveaux, organisé autour d’une école principale et de campus proposant différents niveaux d’enseignement.
Dans les deux configurations, la structure du personnel prévoit un poste de directeur, des directeurs adjoints et un service administratif et de ressources humaines partagé (comptable, trésorier, secrétaire). Des équipes disciplinaires et du personnel de soutien pédagogique sont également organisés en fonction des besoins spécifiques et de l’expertise.
Un quota global pour éviter la prolifération des postes
La ville précise que, selon la taille des classes, le nombre d’élèves et la distance géographique entre campus et école principale, chaque site annexe pourra disposer d’un directeur adjoint responsable, mais dans le cadre du quota total de personnel alloué. L’objectif est de maintenir la qualité pédagogique tout en limitant la multiplication des postes administratifs et de direction après les fusions.
Le plan prévoit aussi la mise en place d’ équipes par matière organisées en fonction du niveau scolaire, du campus et de l’emplacement, afin d’améliorer l’efficacité des activités professionnelles et de l’enseignement.
Conséquences attendues et questions pratiques
La réforme implique une mutualisation des fonctions administratives et une réallocation des responsabilités entre campus. Elle vise à rationaliser les ressources humaines et à renforcer la coordination pédagogique, mais soulève des questions pratiques concernant :
- la définition précise des quotas par établissement et par campus ;
- les modalités de réaffectation ou de suppression de postes existants ;
- les garanties pour préserver la qualité de l’encadrement dans les zones géographiquement éloignées de l’école principale.
La communication officielle indique que la composition des équipes et le rôle des directeurs adjoints seront ajustés en fonction de la « situation réelle » — expression utilisée dans le document — relative à la taille des classes, au nombre d’élèves et à la distance géographique.
| Élément | Modèle 1 | Modèle 2 |
|---|---|---|
| Organisation | École principale + campus annexes (même niveau) | École principale + campus multi-niveaux |
| Personnel clé | Directeur, dir. adjoints, service RH/administratif partagé | Directeur, dir. adjoints, service RH/administratif partagé |
| Objectif | Centraliser la gestion pour un même niveau | Coordonner plusieurs niveaux sur un même établissement |
Le plan explicitement présenté par la municipalité prévoit que la réduction « par quartier, commune et zone spéciale » se traduira par moins de postes de direction et de personnel de soutien à l’issue des fusions, selon les projections statistiques citées lors de l’annonce.
Vers une réorganisation à grande échelle
Cette réorganisation s’inscrit dans une logique d’économies d’échelle et d’efficience administrative : la mutualisation des services (comptabilité, trésorerie, secrétariat) doit permettre de concentrer les moyens au niveau des écoles principales, tout en maintenant une présence pédagogique sur les sites annexes. Reste à connaître le calendrier précis de mise en œuvre, les mesures d’accompagnement pour les personnels concernés, et l’impact réel sur la vie scolaire quotidienne dans les différents quartiers.