ESGITECH, École Supérieure de Génie Informatique et de Technologie en Tunisie, affirme son cap : inscrire la formation supérieure dans une dynamique résolument internationale afin de mieux répondre aux besoins du marché du travail dans les technologies numériques. Agréée par le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique tunisien, l’institution développe une offre académique structurée autour de sept filières et s’appuie sur des accords de coopération avec des établissements français pour permettre des doubles diplômes.
Un catalogue de formations orienté vers les métiers du numérique
L’école propose sept parcours dits « d’avenir », couvrant des domaines considérés comme prioritaires pour la transformation numérique :
- Génie logiciel & systèmes d’information
- Intelligence artificielle & data science
- Réseaux, cloud & cybersécurité
- Business Intelligence (BI)
- Systèmes embarqués & Internet des objets (IoT)
- … (parcours complémentaires précisés par l’établissement)
Ces parcours combinent enseignements académiques et certifications professionnelles intégrées au cursus, sans coût supplémentaire pour l’étudiant, selon la communication d’ESGITECH. Parmi les certifications citées figurent Cisco, IBM et la certification internationale UX‑PM™, reconnues dans le secteur.
Des passerelles franco‑tunisoises pour la mobilité et la reconnaissance
Au cœur du modèle pédagogique de l’école : des alliances avec des établissements français qui ouvrent des possibilités de double diplôme et de poursuites d’études en France. Le partenariat cité avec ESTIAM France permet, d’après l’école, à tous les étudiants d’obtenir à l’issue de leur parcours à la fois un diplôme tunisien et un diplôme français. Des avantages financiers sont mentionnés par ESGITECH : une réduction de 25 % pour certaines poursuites d’études en France via ce partenaire, et un avantage partenaire de 15 % auprès de l’ECE Paris pour des spécialisations en IA, FinTech, transformation digitale et cybersécurité.
| Partenaire | Domaines / avantages |
|---|---|
| ESTIAM France | Double diplôme tunisien/français ; réductions jusqu’à 25 % pour certaines poursuites |
| ECE Paris | Spécialisations IA, FinTech, transformation digitale, cybersécurité ; avantage partenaire 15 % |
| aivancity & Université Gustave Eiffel | Coopérations centrées sur la data, l’éthique de l’IA et des parcours de mobilité académique |
Insertion professionnelle et adéquation aux besoins du marché
ESGITECH met en avant la combinaison entre formation académique et certifications professionnelles comme levier d’employabilité. L’établissement affirme un « bilan d’insertion » positif, résultat, selon lui, de l’articulation entre enseignement, certifications internationales et liens étroits avec le monde de l’entreprise. Ces éléments s’inscrivent dans une tendance plus large : la montée en puissance des cursus professionnalisants et la quête, par les établissements, d’un ancrage international pour attirer des étudiants et faciliter leur mobilité.
Pour les acteurs de l’enseignement supérieur en Belgique et en Europe, ce type d’initiatives pose plusieurs questions pratiques et politiques : reconnaissance automatique des diplômes, comparabilité des acquis, conditions d’accueil des étudiants en mobilité et concurrence entre institutions. Les accords de doubles diplômes, lorsqu’ils sont bien conçus, peuvent accélérer la mobilité des étudiants et favoriser la circulation des compétences ; ils exigent toutefois des démarches d’harmonisation pédagogique et administrative.
Sans chiffres chiffrés détaillés communiqués publiquement par l’école sur les taux d’insertion, la stratégie d’ESGITECH illustre la manière dont des établissements hors‑Union européenne cherchent à renforcer leur attractivité en nouant des partenariats internationaux et en intégrant des certifications professionnelles reconnues par les employeurs.
Du point de vue des étudiants et des familles, les promesses de double diplôme et de réductions sur les frais de poursuite d’études en France sont des atouts concrets. Pour les autorités académiques et les établissements européens, elles appellent à rester vigilants sur les modalités de coopération et la transparence des parcours offerts.