Le parquet de Quimper a annoncé, jeudi 13 août, l’ouverture d’une enquête administrative et judiciaire à la suite du décès, dans la nuit du 31 juillet au 1er août, d’une fillette de 2 ans et huit mois prise en charge au centre hospitalier de Brest. Les autorités évoquent la suspicion d’une contamination bactérienne, potentiellement imputable à la bactérie Escherichia coli.
Signalement et cadre de l’enquête
Le décès a été porté à la connaissance du parquet le 6 août par la Direction départementale de protection des populations (DDPP) du Finistère, indique la procureure de la République de Quimper, Cécile Flamet, dans un communiqué. Le magistrat a ouvert une enquête « en recherche des causes de la mort » afin d’établir les circonstances exactes et d’orienter les investigations sanitaires et judiciaires.
Réseaux sociaux et piste alimentaire
Des vidéos relaient sur les réseaux sociaux le témoignage d’une femme se présentant comme la mère de la fillette, publiée le 1er août sur TikTok et reprise par plusieurs internautes. En larmes, elle indique que sa fille a succombé « à cause de la bactérie E.Coli » et ajoute, dans un passage cité par la presse locale, que l’enfant « est partie en trois jours ».
« est partie en trois jours »
Sur certains posts, il est précisé que la mère et l’enfant avaient fréquenté, quelques jours avant le décès, un restaurant de Quimper. Cette information a été prise en compte par les enquêteurs mais, à ce stade, les prélèvements et analyses réalisés au sein de l’établissement n’ont pas mis en évidence la présence d’un germe susceptible d’expliquer le décès, souligne la procureure.
Suite des investigations
La magistrature a indiqué que les investigations se poursuivent afin de déterminer l’origine et le mode de contamination. Les axes d’examen comprennent notamment :
- les analyses biologiques et toxicologiques réalisées sur l’enfant ;
- les résultats des contrôles sanitaires menés par la DDPP dans le restaurant fréquenté par la famille ;
- l’exploitation des éléments diffusés sur les réseaux sociaux pouvant éclairer la chronologie des faits.
La procureure n’a pas fourni d’autres détails sur l’état d’avancement des expertises ni sur d’éventuelles mesures conservatoires prises par les autorités sanitaires.
Un signalement sanitaire pris au sérieux
Lorsqu’un décès d’un enfant survient en contexte suspect d’intoxication ou d’infection bactérienne, les autorités sanitaires et judiciaires mettent en œuvre des protocoles de coordination entre parquet, hôpitaux et services de protection des populations. L’objectif est double : établir la cause médicale du décès et, lorsque cela est nécessaire, identifier une source d’exposition afin de prévenir de nouveaux cas.
| Date | Événement |
|---|---|
| 31 juillet – 1er août | Décès de la fillette au centre hospitalier de Brest |
| 1er août | Publication d'une vidéo sur TikTok par une femme se disant être la mère |
| 6 août | Signalement au parquet par la DDPP du Finistère |
| 13 août | Annonce de l'ouverture d'une enquête par le parquet de Quimper |
Les investigations devront clarifier si la mort est bien liée à une infection bactérienne identifiée, et, le cas échéant, situer la contamination dans la chaîne alimentaire ou l’environnement de l’enfant. Les autorités locales poursuivent leurs examens et analyseront l’ensemble des éléments médicaux et sanitaires disponibles avant de communiquer de nouvelles conclusions.
Nous rappelons que, tant que l’enquête est en cours, il convient de s’en tenir aux éléments officiels communiqués par le parquet et les services sanitaires.