Bernard Accarain, professeur d'histoire et de religion au Collège Saint‑Pierre d'Uccle, quittera l'établissement dans quelques jours pour prendre sa retraite, mettant fin à une présence qui remonte à 1987, année où il a rejoint le corps pédagogique de l'école où il avait lui‑même effectué ses humanités.
Un parcours ancré dans l'institution
Arrivé comme enseignant en 1987, il a progressivement endossé le rôle de dépositaire des archives du collège. Au fil des années, il a classé des décennies de documents et contribué à préserver la mémoire interne de l'établissement, une tâche souvent discrète mais essentielle pour la connaissance de la vie scolaire, des pratiques pédagogiques et de l'identité de l'institution.
Le départ d'Accarain est préparé dans un contexte particulier : sa dernière journée de cours s'est déroulée en fin d'année scolaire 2025‑26, marquée par une scène forte et réconfortante pour l'intéressé. Ses élèves ont organisé une surprise : une haie d'honneur rassemblant les classes de cinquième et de sixième, geste qui dit la place qu'il occupait auprès des générations d'élèves.
La transmission d'une mémoire scolaire
Au collège, la fonction d'archiviste tient d'abord de la continuité. En centralisant et en classant des documents — cahiers, registres, photographies, correspondances —, le gardien des archives rend possible le travail des chercheurs, des anciens élèves et de l'administration. L'action d'Accarain a permis, selon le récit local, de conserver une forme de récit collectif du Collège Saint‑Pierre, reliant la période où il était élève à celle où il enseignait.
- Présence au collège depuis 1987, d'abord comme élève puis comme professeur.
- Enseignement de l'histoire et de la religion.
- Responsabilité du classement et de la conservation des archives de l'établissement.
Si la figure de l'enseignant‑archiviste est exceptionnelle par la longévité et la proximité personnelle à l'établissement, elle fait apparaître des questions plus larges pour les écoles : qui assurera la continuité documentaire ? Comment valoriser ces fonds locaux ? Ces enjeux concernent aussi la mémoire institutionnelle et la capacité des établissements à documenter leur propre histoire.
Un départ à la fois personnel et collectif
La mise en scène de son départ — la surprise organisée par ses élèves — illustre le lien personnel qui peut se tisser entre enseignants et classes sur le long terme. Pour les élèves et collègues, la retraite d'une telle figure ne se limite pas à la perte d'un enseignant : c'est aussi la fin d'un relais vivant avec le passé de l'école.
Le journal local signale que le texte original est réservé aux abonnés ; notre article reprend les éléments factuels publiés par la rédaction sur le parcours d'Accarain et la cérémonie informelle organisée par les élèves. Aucune autre déclaration publique de l'intéressé ou de la direction du collège n'a été diffusée par la source consultée.
À l'approche de son départ, la question de la conservation des archives et de la transmission de ce travail reste ouverte pour le Collège Saint‑Pierre. Le profil d'enseignants‑archivistes, qui allie connaissance pédagogique et soin documentaire, est rare : son absence invite les établissements scolaires à réfléchir à des dispositifs collectifs ou partenariats externes pour préserver leur mémoire et la rendre accessible aux générations futures.
La retraite de Bernard Accarain marque la fin d'une époque au Collège Saint‑Pierre et rappelle l'importance du travail de mémoire au sein des institutions éducatives, tant pour l'histoire locale que pour le vécu quotidien des élèves et des équipes pédagogiques.