La rentrée académique 2026-2027 instaure en Fédération Wallonie-Bruxelles une nouvelle grille de minerval répartie en quatre paliers distincts, selon la situation financière et administrative de l’étudiant. Le montant de référence reste le minerval plein de 1 194 €, mais des réductions sont possibles : 0 € pour les étudiants boursiers, 374 € pour ceux de condition modeste et 835 € pour la catégorie intermédiaire.
Quatre paliers clairement définis
La Fédération a défini un mécanisme permettant d’ajuster le montant à payer en fonction de critères sociaux et administratifs. Le schéma applicable pour l’année 2026-2027 se présente ainsi :
| Catégorie | Montant du minerval |
|---|---|
| Étudiants boursiers | 0 € |
| Condition modeste | 374 € |
| Condition intermédiaire | 835 € |
| Sans condition particulière (minerval plein) | 1 194 € |
Des conditions d’accès qui limitent les bénéficiaires
L’attribution d’un tarif réduit ou d’une allocation d’études (bourse) n’est pas automatique et repose sur plusieurs critères cumulatifs. Le premier filtre concerne le parcours d’études : aucune allocation ne peut être octroyée si l’étudiant détient déjà un diplôme de même niveau ou s’il est inscrit en doctorat, bachelier ou master de spécialisation.
La nationalité est aussi déterminante. Pour prétendre à une allocation, l’étudiant doit être de nationalité belge et disposer d’une composition de ménage établie en Belgique à la date de l’introduction de la demande, ou répondre à des conditions spécifiques selon son origine (ressortissant de l’Union européenne ou hors UE).
Revenu du ménage et loyers pris en compte
L’évaluation du droit à une allocation repose principalement sur les revenus du représentant légal et la composition du ménage. Sont analysés :
- les revenus imposables de toutes les personnes reprises dans la composition de ménage (données de deux ans avant la demande) ;
- les allocations et revenus de remplacement ou d’intégration ;
- les revenus issus d’organisations internationales, même exonérés d’impôts ;
- les revenus cadastraux et les loyers bruts perçus par le représentant légal.
Un point de seuil précis est mentionné : si le représentant légal perçoit des loyers bruts et des revenus cadastraux cumulés supérieurs à 1 260,81 € (pour des biens autres que son habitation principale), l’étudiant est exclu du bénéfice d’une allocation d’études.
Conséquences pour les étudiants et les familles
La réforme vise à cibler davantage les aides en tenant compte d’un ensemble de paramètres patrimoniaux et de ressources. Dans la pratique, cela signifie que plusieurs étudiants issus de ménages où existent des revenus immobiliers ou des ressources imposables pourraient se retrouver hors des critères d’octroi, même si leur situation financière perçue est tendue.
De plus, la prise en compte de revenus datant de deux ans peut ne pas refléter des changements récents de la situation familiale (perte d’emploi, séparation, etc.). Les étudiants concernés devront donc veiller à constituer des dossiers complets et à anticiper les délais de traitement des demandes.
Que retenir ?
La mise en place de ces paliers clarifie le montant du minerval mais renforce également les contrôles administratifs et les conditions d’éligibilité aux aides. Les étudiants et leurs familles doivent vérifier :
- leur admissibilité au titre du parcours d’études et de la nationalité ;
- la composition de ménage et la nature des revenus pris en compte ;
- l’impact des revenus immobiliers du représentant légal, notamment au-delà du seuil de 1 260,81 €.
Pour toute demande d’allocation d’études ou de révision du minerval, il est conseillé de consulter les services de la Fédération Wallonie-Bruxelles et les guichets des établissements supérieurs afin d’obtenir l’orientation et les formulaires adéquats.