La 48e édition du concours WorldSkills s'est achevée le 27 septembre à Shanghai. Organisé du 22 au 27 septembre, l'événement a rassemblé 1.385 concurrents provenant de 68 pays et régions et a proposé 64 épreuves couvrant des métiers techniques et professionnels.
Des délégations africaines réunies pour valoriser la formation professionnelle
Dix pays africains ont constitué une délégation conjointe afin de présenter leurs compétences dans des domaines tels que la technologie de la mode, la mécatronique, le soudage ou la cuisine. Parmi eux figuraient l'Ethiopie, le Cameroun, le Kenya, la Côte d'Ivoire et l'Afrique du Sud. Ces jeunes talents ont profité de la compétition pour découvrir les pratiques pédagogiques et techniques d'autres systèmes de formation professionnelle.
« Le concours WorldSkills facilite les échanges d'expériences, aide les jeunes à se rapprocher des besoins de l'industrie et leur ouvre de nouvelles perspectives », a déclaré Abraham Mundengo, représentant de la Zambie.
Plusieurs acteurs ont souligné l'utilité de ce type de rencontres pour tisser des liens entre institutions et centres de formation. L'idée récurrente est que la compétition sert non seulement à mesurer des compétences, mais aussi à nourrir des échanges sur les équipements, les outils et les méthodes pédagogiques.
Coopération sino‑africaine : équipement, outils et pratiques en question
Selon les représentants présents, la Chine peut apporter des réponses concrètes aux besoins exprimés par des pays africains en matière de formation professionnelle. Les responsables zambiens ont explicitement formulé l'espoir d'une intensification de la coopération « sino‑africaine » en la matière, en particulier sur le transfert d'équipements et de savoir‑faire techniques.
Les témoignages récoltés sur place illustrent le double enjeu de ces rencontres : valoriser des parcours parfois stigmatisés et élargir les perspectives professionnelles des jeunes. Pour certains candidats, la formation professionnelle constitue une voie d'excellence ouvrant des débouchés pratiques et des carrières qualifiées.
- Dates : 22–27 septembre
- Concurrents : 1.385
- Pays et régions représentés : 68
- Épreuves : 64
- Délégation africaine conjointe : 10 pays (dont Ethiopie, Cameroun, Kenya, Côte d'Ivoire, Afrique du Sud)
| Indicateur | Chiffre |
|---|---|
| Concurrents | 1.385 |
| Pays et régions | 68 |
| Épreuves | 64 |
Regards de terrain : expérience, reconnaissance, fierté
Plusieurs intervenants ont mis en avant l'impact personnel et professionnel de la compétition. Gillmore Maziena, entraîneur sud‑africain, a décrit la participation de ses élèves comme « une occasion et une expérience exceptionnelle » au‑delà de la simple compétition. Ces événements ouvrent des horizons, renforcent des compétences techniques et contribuent à la valorisation des filières professionnelles.
Le parcours de certains candidats illustre le rôle social de la formation technique. Pharaoh Ali, candidat éthiopien engagé dans la technologie de la mode, a rappelé que la voie professionnelle peut être porteuse d'avenir pour des jeunes qui n'ont pas suivi le cursus universitaire traditionnel et qui, auparavant, pouvaient être perçus comme « des échecs ». La compétition internationale permet de renverser ces représentations en mettant en lumière la maîtrise et la créativité des jeunes praticiens.
En somme, la 48e édition de WorldSkills à Shanghai a servi de plateforme pour des échanges techniques et pédagogiques, et a mis en lumière la demande croissante de coopération internationale en formation professionnelle, notamment entre la Chine et plusieurs pays africains. Pour les acteurs de l'enseignement professionnel, ces rencontres sont autant d'occasions d'identifier des pistes de partenariat et d'adapter les formations aux besoins réels de l'industrie.