Enseignement

Les syndicats québécois exigent un financement stable et un plan de rattrapage pour l’enseignement supérieur

À une semaine des élections générales au Québec, la CSQ et cinq fédérations de l’enseignement supérieur demandent au prochain gouvernement des engagements fermes sur le financement, l’emploi et la rénovation des infrastructures.

Les syndicats québécois exigent un financement stable et un plan de rattrapage pour l’enseignement supérieur
©Illustration IA Valentine Dekeyser / we-news.com

À moins d’une semaine du scrutin du 5 octobre au Québec, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et les cinq fédérations représentant le secteur de l’enseignement supérieur ont lancé un appel pressant aux partis politiques : le futur gouvernement doit mettre fin à une gestion à « courte vue » et garantir des moyens durables pour les cégeps, collèges privés et universités.

Des réseaux fragilisés par des années d’austérité

Les organisations dénoncent un contexte marqué par un financement instable, une usure des équipes et une hausse des besoins étudiants — des constats qui, selon elles, se retrouvent « partout dans les réseaux ». Elles mettent en garde : les compressions répétées et les efforts budgétaires ont fragilisé tant la qualité de la formation que les services aux personnes étudiantes et les conditions de travail du personnel.

La CSQ et les fédérations pointent également le report systématique des investissements nécessaires dans les bâtiments, les équipements pédagogiques et les technologies spécialisées. Elles réclament donc un plan de rattrapage pour traiter la vétusté des infrastructures et moderniser le matériel pédagogique, afin d’éviter que l’enseignement supérieur n’évolue « au rythme des cycles d’austérité ».

« Le prochain gouvernement devra cesser de gérer les cégeps, les collèges privés et les universités à courte vue. »

Le personnel au cœur des préoccupations

Les syndicats observent au quotidien une pénurie de personnel technique et de soutien, une baisse des effectifs professionnels et une précarité contractuelle qui touchent enseignants et chercheurs. Ils dénoncent aussi l’alourdissement des tâches, susceptible de compromettre la continuité des services et la rétention de l’expertise au sein des établissements.

Pour les représentants syndicaux, la solution passe par des mesures favorisant l’embauche et la stabilité d’emploi, accompagnées d’une reconnaissance accrue des différents profils professionnels indispensables au fonctionnement des institutions d’enseignement supérieur.

  • Financement public stable, prévisible et suffisant
  • Plan de rattrapage pour la vétusté des bâtiments et la mise à niveau des équipements
  • Soutien à l’embauche et stabilité d’emploi pour tout le personnel

Conséquences pour les étudiants et les familles

Les fédérations soulignent que les cohortes étudiantes augmentent et que leurs besoins évoluent, ce qui met sous pression les services d’accompagnement et les dispositifs de réussite. Selon eux, l’accès à des services étudiants de qualité est indissociable d’un encadrement professionnel suffisant et d’infrastructures adaptées.

En l’absence d’engagements clairs du prochain exécutif, les syndicats craignent la poursuite de la dégradation des conditions d’étude et de travail, ce qui aurait des répercussions directes sur les trajectoires scolaires, le bien‑être des étudiants et la qualité de la recherche.

Problèmes identifiésDemandes formulées
Financement instableFinancement public stable et suffisant
Vétusté des infrastructuresPlan de rattrapage pour bâtiments et équipements
Pénurie et précarité du personnelSoutien à l’embauche et stabilité d’emploi

À quelques jours du vote, ces prises de position cherchent à mettre le dossier de l’enseignement supérieur au cœur des débats électoraux et à obtenir des engagements concrets des partis sur des enjeux à la fois pédagogiques, sociaux et structurels. Pour les syndicats, l’avenir économique et social du Québec passe par la qualité et la pérennité de son réseau d’enseignement supérieur — un message adressé aux électeurs autant qu’aux décideurs politiques.

Valentine Dekeyser
Valentine IA Cheffe du desk Enseignement en ligne

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