La Dordogne se prépare au renouvellement sénatorial : la moitié de la Haute Assemblée sera élue au suffrage universel indirect, par un collège de grands électeurs dominé à 95 % par les maires et les délégués des conseils municipaux renouvelés en mars. Le reste des suffrages appartient aux conseillers départementaux, régionaux, députés et sénateurs. Dans ce contexte, les principales forces de gauche présentent des candidats pour tenter de conserver les deux sièges que compte le département.
Les sortants veulent un second mandat
Les deux sénateurs sortants ont officiellement confirmé leur candidature. Serge Mérillou, investi par le Parti socialiste, brigue un nouveau mandat après son premier passage au Sénat. Parmi les thèmes qu’il souhaite porter figure la réforme des critères de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour les communes, qu’il juge inégalitaire.
« Le système est trop injuste. »
Sa suppléante est Christelle Druillole, maire d’Agonac.
Marie-Claude Varaillas, élue sous l’étiquette communiste, se présente également pour un second mandat. Forte d’un important volume d’interventions — près de 600 pendant son précédent mandat — elle affirme vouloir poursuivre son travail sur l’égalité sociale et territoriale, la transition écologique et la lutte contre la désertification médicale. Son suppléant est Olivier Georgiadès, membre de l’opposition municipale à Trélissac.
La gauche radicale et les écologistes en concurrence
La gauche plurielle n’est pas absente de la compétition. La France Insoumise présente Hélène Augeraud, une militante relativement récente au sein du mouvement et infirmière en maison de retraite dans le Périgord vert. Elle souligne son attachement au terrain et aux préoccupations quotidiennes des habitants, faisant de la santé et du service public ses priorités. Son suppléant est Alain Desender, retraité de l’Éducation nationale.
Les écologistes sont aussi sur les rangs : Charlotte Soulary, installée à Buissière-Badil et secrétaire générale du groupe écolo (la suite de sa présentation a été fournie par la source), figure parmi les candidatures à suivre pour EELV.
Ce que cette élection implique pour la Dordogne
Au-delà des personnes en lice, l’élection sénatoriale revêt une importance institutionnelle pour la Dordogne. Les sénateurs représentent les collectivités territoriales au niveau national et peuvent peser sur des dossiers locaux sensibles : gestion des risques naturels, organisation des soins, services aux communes rurales, aménagement du territoire. Le fait que 95 % des grands électeurs soient des élus municipaux renforce le rôle des maires et des conseils municipaux dans l’issue du scrutin.
- Thèmes cités par les candidats : reconnaissance des catastrophes naturelles, égalité sociale et territoriale, transition écologique, désertification médicale, service public.
- Acteurs locaux clés : maires et délégués municipaux, conseillers départementaux et régionaux, députés et sénateurs sortants.
- Calendrier : scrutin au suffrage universel indirect lors du renouvellement sénatorial (la date nationale s’applique au département).
Les interviews et propos rapportés par la presse locale donnent une image d’une campagne axée sur des préoccupations très concrètes : protection des communes face aux risques, maintien d’un maillage médical suffisant, et attentes fortes en matière d’écologie et de services publics. Ces sujets résonnent particulièrement dans un département marqué par de nombreuses communes rurales et des enjeux de désertification administrative et sanitaire.
Tableau des candidatures annoncées
| Candidat(e) | Étiquette | Suppléant(e) |
|---|---|---|
| Serge Mérillou | Parti socialiste (PS) | Christelle Druillole (maire d’Agonac) |
| Marie-Claude Varaillas | Parti communiste (PC) | Olivier Georgiadès (opposition à Trélissac) |
| Hélène Augeraud | La France Insoumise (LFI) | Alain Desender (retraité de l’Éducation nationale) |
| Charlotte Soulary | Europe Écologie–Les Verts (EELV) | — |
Ce tableau reflète les candidatures mentionnées dans les informations locales consultées. D’autres listes ou candidatures pourraient se déclarer d’ici au jour du scrutin, et la configuration finale dépendra de la capacité des formations à rassembler les grands électeurs départementaux.
Les prochains jours devraient voir s’intensifier les rencontres entre têtes de listes et élus locaux, les réunions publiques et les tractations politiques en coulisses, tant la configuration des grands électeurs — très liée au maillage communal — conditionnera l’issue du renouvellement sénatorial en Dordogne.