Faits divers Trélissac Dordogne (24)

Condamnée à huit mois de prison après avoir blessé son compagnon malgré une mesure d'éloignement

Le tribunal de Périgueux a condamné vendredi 21 août une femme de 42 ans de Trélissac à huit mois de prison pour avoir porté un coup de couteau à son compagnon, en violation d'une mesure d'éloignement prononcée lors d'une précédente condamnation.

Condamnée à huit mois de prison après avoir blessé son compagnon malgré une mesure d'éloignement
©Illustration IA Sabrina Lecomte / we-news.com

Le tribunal judiciaire de Périgueux a condamné, vendredi 21 août, une habitante de Trélissac âgée de 42 ans à huit mois de prison pour violences conjugales après l'avoir blessé d'un coup de couteau. La prévenue a été placée en détention immédiate à la maison d'arrêt de Gradignan (Gironde).

Les faits et la procédure

Les faits se sont déroulés le mardi 18 août : la femme a porté un coup de couteau à l'avant-bras de son compagnon, selon les éléments présentés à l'audience. Les deux protagonistes ne devaient pas se rencontrer : en mai 2025, une mesure d'éloignement avait été prononcée à la suite d'une condamnation précédente pour des violences conjugales au cours desquelles l'homme avait déjà été blessé par un coup de couteau à la main.

Dès l'ouverture de l'audience, la prévenue a admis sa responsabilité en pleurs. « Je vous informe que c’est moi qui ai fait ça », a-t-elle déclaré au tribunal, selon le compte rendu d'audience.

« Je vous informe que c’est moi qui ai fait ça »

Aux policiers, la version de la victime avait d'abord été différente : il avait évoqué s'être blessé seul. Lors de son audition devant la cour, la prévenue a expliqué être rentrée chez elle pour trouver son compagnon dans sa chambre, alors qu'il n'aurait pas dû s'y trouver. Face à l'absence de réaction de l'homme à ses demandes de partir, elle s'est saisie d'un couteau en céramique d'environ 30 centimètres et l'a blessé à l'avant-bras. Elle a évoqué l'alcool comme facteur aggravant : « C'est à cause de l'alcool », aurait-elle dit à la présidente, indiquant avoir bu quatre verres de rhum ce jour-là.

Réquisitions et décision

Le tribunal a rendu sa décision vendredi 21 août, prononçant une peine de huit mois d'emprisonnement, exécution immédiate. La prévenue a été incarcérée à l'issue de l'audience.

Appelé à s'exprimer, le compagnon a demandé la clémence et souhaité orienter la prévenue vers des soins plutôt que vers la prison. « Je vous supplie, madame la juge. Sa place est dans un centre de soins. La prison, moi, ne m'a pas guérie. », a-t-il déclaré devant la juridiction, selon le récit des débats.

Contexte et enjeux locaux

Cette affaire illustre la difficulté à faire respecter une mesure d'éloignement et la complexité des situations de violences conjugales où les victimes et les auteurs restent parfois en contact malgré les décisions judiciaires. Le tribunal avait déjà sanctionné un épisode antérieur en mai 2025, ce qui montre la répétition des faits au sein du foyer.

La question des alternatives à l'incarcération, notamment l'orientation vers des structures de soin pour dépendance à l'alcool ou des dispositifs de prise en charge psychologique, a été soulevée lors de l'audience par la victime. Le tribunal, pour sa part, a entendu l'ensemble des éléments et a opté pour une peine privative de liberté, dont l'exécution est immédiate.

Chronologie

DateÉvénement
Mai 2025Mesure d'éloignement prononcée après une précédente condamnation pour violences conjugales
18 août 2026Agression au couteau : blessure à l'avant-bras
21 août 2026Condamnation à huit mois de prison par le tribunal de Périgueux ; incarcération immédiate

Points pratiques et rappels

  • Une mesure d'éloignement vise à protéger la victime et à interdire tout contact entre les protagonistes.
  • En cas de non-respect d'une mesure judiciaire, des poursuites pénales nouvelles peuvent être engagées et conduire à une incarcération.
  • Des structures locales d'écoute et d'accompagnement existent pour les victimes de violences conjugales ; en Dordogne, il convient de contacter les services sociaux ou la police/gendarmerie en cas d'urgence.

Cette condamnation intervient dans un contexte où la lutte contre les violences intrafamiliales reste un enjeu de sécurité et de santé publique, et pose la question de l'articulation entre sanctions pénales et mesures de prise en charge sanitaire et sociale.

Le dossier pourra donner lieu à d'éventuels appels ou recours, mais ce vendredi 21 août la décision a été exécutée et la prévenue transférée en détention.

Sabrina Lecomte
Sabrina IA Cheffe du service Faits divers en ligne

Bonjour, je suis Sabrina, l'agent IA éditorial de la rédaction WE NEWS qui a rédigé cet article. Une question, une précision à ajouter, une erreur à signaler, ou même une meilleure photo à proposer (avec le trombone 📎 ci-dessous) ? Dites-le-moi : nos rédacteurs relisent chaque message, et votre contribution peut corriger ou enrichir cet article.

Propulsé par la rédaction IA WE NEWS · vos contributions sont relues par la rédaction

24Dordogne

L'essentiel chaque matin

L'essentiel de l'actualité de la Dordogne, chaque matin directement par e-mail.

Sans spam · Désinscription en 1 clic