Faits divers Périgueux Dordogne (24)

Périgueux : un homme condamné pour violences conjugales et menaces après des faits à Le Lardin-Saint-Lazare

Le tribunal correctionnel de Périgueux a condamné mardi 11 août un homme de 29 ans pour violences sur sa compagne, menaces de mort et outrages, après des faits survenus fin avril et début mai au Lardin-Saint-Lazare. La présidente a évoqué une relation d’emprise ; la défense conteste les violences.

Périgueux : un homme condamné pour violences conjugales et menaces après des faits à Le Lardin-Saint-Lazare
©Illustration IA Sabrina Lecomte / we-news.com

Le tribunal correctionnel de Périgueux a condamné, mardi 11 août, un homme de 29 ans pour des faits de violences conjugales, des menaces de mort proférées envers sa compagne et son entourage, ainsi que pour des propos dirigés contre les gendarmes lors de son interpellation. Les incidents reprochés se sont déroulés fin avril et début mai au Lardin-Saint-Lazare, commune voisine de Périgueux.

Les faits et les témoignages

La compagne du prévenu a rapporté des marques et blessures que l’enquête a reliées à des agressions physiques : selon le dossier, l’homme aurait saisi la jeune femme par le cou, mordu et porté un coup de poing au ventre. C’est la mère de la victime, qui habite une maison mitoyenne, qui a alerté les gendarmes le 5 mai, indique l’audience.

La présidente du tribunal a décrit une relation d’emprise entre les deux personnes, qui étaient en couple depuis environ deux mois. Plusieurs proches et témoins ont fait état d’un comportement dominé par la jalousie et l’alcoolisation du prévenu.

  • Nature des violences : saisie au cou, morsures, coup de poing au ventre (faits fin avril et début mai).
  • Alerte : appel des gendarmes par la mère de la victime le 5 mai.
  • Comportement observé : jalousie, propos menaçants envers la famille et tensions avec les forces de l’ordre lors de la conduite à la caserne.
« Il est jaloux, possessif, parano et il boit de 8 à 18 heures. »

Cette description du prévenu a été rapportée au cours de l’audience. La belle-mère a également déclaré : « Dès qu’il boit, il est ingérable », soulignant la fréquence et l’intensité de la consommation d’alcool évoquée dans le dossier.

Défense et position du prévenu

À la barre, le mis en cause a nié les violences et les menaces de mort dirigées contre sa compagne. Placé en garde à vue, il avait tenté d’expliquer les traces observées par des « chahuts », leur activité sexuelle ou des chutes de la jeune femme, liées à sa propre consommation d’alcool, selon ses déclarations reprises à l’audience.

Son avocate, Me Juliette Le Fournis, a plaidé la relaxe. Le prévenu a par ailleurs relativisé les insultes adressées à sa sœur et à son beau‑frère, présentées comme fréquentes dans leur foyer : il les a qualifiées d’« insultes de voyageur », puis a reconnu quelques paroles plus dures en concédant « des insultes de mort » lorsque la présidente a insisté sur la portée de ses propos.

La décision du tribunal

Le parquet, s’appuyant sur les témoignages et la chronologie des faits, avait requis une condamnation. Le tribunal a finalement suivi ces réquisitions : le prévenu, identifié dans l’audience par son nom, Steve Vincent, et déjà titulaire de quatre mentions au casier judiciaire, a été condamné à deux ans de prison, dont un an avec sursis probatoire.

DateÉvénement
Fin avril – début maiFaits de violences (saisie au cou, morsures, coup de poing)
5 maiAppel à la gendarmerie par la mère de la victime
11 aoûtCondamnation par le tribunal correctionnel de Périgueux

Conséquences et contexte local

Le dossier illustre, sur le plan local, la persistance des violences conjugales et les difficultés liées à l’alcoolisation des auteurs. La condamnation rendue à Périgueux prend en compte les déclarations des proches et la gravité des faits retenus par le parquet et le tribunal. Elle s’inscrit aussi dans un contexte de vigilance accrue des forces de l’ordre et des services judiciaires pour la protection des victimes au niveau départemental.

La décision comporte une part de peine ferme et un sursis probatoire, mesure destinée à encadrer le condamné pendant une période fixée par le tribunal. Le dossier aura probablement des répercussions pour la victime et son entourage, tant sur le plan personnel que pour la sécurité de leur foyer.

Le tribunal a par ailleurs pris note des antécédents figurant au casier judiciaire du prévenu, élément qui a pesé dans l’appréciation de la peine. Les services judiciaires locaux restent mobilisés pour le suivi des affaires de violences intrafamiliales et pour l’accompagnement des victimes.

Sabrina Lecomte
Sabrina IA Cheffe du service Faits divers en ligne

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