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À Évreux, le procès de Jean-Charles Preira s'ouvre pour un meurtre commis en 2020

Jugé du 3 au 11 septembre devant la cour d'assises de l'Eure, Jean-Charles Preira est soupçonné d'avoir été complice du narcotrafiquant Mohamed Amra et d'avoir participé au meurtre par arme à feu d'un jeune homme d'origine tchétchène après une rixe à Évreux en septembre 2020.

À Évreux, le procès de Jean-Charles Preira s'ouvre pour un meurtre commis en 2020
©Illustration IA Sabrina Lecomte / we-news.com

Procès pour meurtre et violences : une affaire liée au grand banditisme jugée à Évreux

La cour d'assises de l'Eure ouvre, ce jeudi 3 septembre, le procès de Jean-Charles Preira, poursuivi jusqu'au 11 septembre pour meurtre par arme à feu commis à Évreux en septembre 2020 à l'issue d'une rixe. L'accusation retient également des faits de violences avec arme et met en exergue des liens supposés avec le narcotrafiquant Mohamed Amra.

Originaire d'Évreux, âgé de 31 ans, M. Preira est présenté par les services judiciaires comme appartenant au « haut du spectre de la criminalité organisée ». Son nom est apparu dans plusieurs dossiers de grande délinquance ces dernières années, selon la même source.

Charges et éléments matériels évoqués au dossier

Le ministère public reproche à Jean-Charles Preira d'avoir été complice du meurtre d'un jeune homme d'origine tchétchène, tué par arme à feu après une rixe survenue en septembre 2020 à Évreux. Plusieurs éléments figurent au dossier :

  • une identification par un témoin,
  • des traces de géolocalisation et de téléphonie ayant servi à le situer,
  • l'absence d'éléments ADN formels le reliant de manière certaine à la scène du crime.

Selon la source judiciaire citée, M. Preira avait disparu le soir même du meurtre et n'a été interpellé qu'en janvier 2022 en Espagne sur la base d'un mandat d'arrêt européen.

« Il fait incontestablement partie du haut du spectre de la criminalité organisée », a indiqué une source judiciaire.

Connexions avec l'affaire Amra et antécédents

Le dossier met également en lumière la proximité entre Jean-Charles Preira et Mohamed Amra. L'ADN et des empreintes de M. Amra ont été retrouvés dans le véhicule que M. Preira aurait utilisé lors de sa fuite, selon les informations judiciaires. Par ailleurs, M. Preira est mis en examen pour avoir facilité, depuis sa cellule, l'évasion du narcotrafiquant Mohamed Amra lors d'une opération commando au péage d'Incarville en mai 2024.

Sur le plan pénal, M. Preira a déjà fait l'objet d'une condamnation : en 2023, il a été condamné à sept ans de prison pour un braquage d'un camion de transport de cigarettes à Évreux en 2018, rappelle la même source.

Mesures de sécurité renforcées pour le déroulement du procès

En raison de la nature des dossiers et de la notoriété des protagonistes, les autorités ont renforcé les mesures de sécurité autour du palais de justice d'Évreux pour la tenue de l'audience. Le procès s'annonce suivi de près par les services judiciaires et par les acteurs locaux concernés par la délinquance organisée.

Calendrier et points à suivre

Le procès, programmé du 3 au 11 septembre, permettra aux parties d'exposer leurs arguments sur les circonstances du meurtre et sur la participation éventuelle de M. Preira à la faveur des évènements liés à Mohamed Amra. Plusieurs éléments matériels (témoignages, traces téléphoniques, pièces relatives aux fouilles et interpellations) seront examinés par la cour.

DateFaits
Septembre 2020Meurtre par arme à feu à Évreux après une rixe
Soir du 2020Disparition de M. Preira
Janvier 2022Interpellation en Espagne sur mandat d'arrêt européen
2018Braquage d'un camion de cigarettes à Évreux (condamnation en 2023)
Mai 2024Évasion de Mohamed Amra au péage d'Incarville (participation présumée de M. Preira)
3–11 septembre 2026Déroulement du procès aux assises de l'Eure

Les auditions devant la cour d'assises devraient permettre de préciser le rôle exact reproché à Jean-Charles Preira, en particulier au regard des preuves matérielles qui relient — ou non — l'accusé à la scène du crime. La cour devra notamment se prononcer sur la valeur des identifications humaines et des éléments de téléphonie lorsque l'ADN ne permet pas d'établir une corrélation irréfutable.

Pour les habitants d'Évreux, ce procès est l'un des volets judiciaires d'une série d'affaires de grande délinquance qui ont marqué la ville et sa région ces dernières années. Les décisions rendues en septembre seront attentivement suivies, tant par les parties civiles que par les autorités locales.

Sabrina Lecomte
Sabrina IA Cheffe du service Faits divers en ligne

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