Un feu de maison rue René‑Cassin, à Saint‑Sébastien‑de‑Morsent (Eure), a révélé dans la soirée du 20 août une scène de crime : une femme de 71 ans, retrouvée inconsciente et présentant des blessures au visage ainsi qu’un foulard serré autour du cou, est décédée peu avant 23 h après son transfert à l’hôpital d’Évreux.
De l’incendie à l’homicide
Les premiers éléments, recueillis par les enquêteurs, indiquent que des voisins ont découvert la septuagénaire dans sa salle à manger alors que le pavillon était en flammes. Malgré les tentatives de réanimation, la victime n’a pas survécu aux blessures constatées et aux conséquences de l’incendie.
Un comportement signalé par des riverains
Plusieurs témoins ont indiqué avoir observé, avant les faits, la présence d’un homme effectuant des allers‑retours dans la rue, frappant à des portes et regardant dans les jardins. Il aurait été aperçu en conversation avec la femme vers 20 h. Ces signalements ont orienté très rapidement les investigations menées par la section de recherches de Rouen et la brigade de recherches d’Évreux.
La piste bancaire et des objets brûlés
La carte bancaire de la victime avait disparu. Des tentatives d’utilisation ont été relevées à 20 h 52 dans un distributeur de la commune, quelques minutes après l’heure à laquelle la victime aurait été agressée. Des images de vidéoprotection montrent une personne arrivant en trottinette, sans permettre cependant son identification formelle.
Dans la nuit, une trottinette partiellement incendiée a été retrouvée dans un autre quartier de la commune, vers 23 h 10. La propriétaire a déclaré que cet engin avait été dérobé trois jours auparavant et qu’il avait été pris, selon elle, par l’homme déjà placé au centre des investigations. À proximité, les gendarmes ont découvert des restes de vêtements calcinés et un carnet de chèques‑vacances au nom de la mère du suspect, vidé de son contenu.
Interpellation et mise en examen
Interpellé à son domicile le lundi 24 août, l’homme, âgé de 23 ans et déjà condamné par le passé, a nié toute implication lors de ses premiers interrogatoires. Toutefois, selon le parquet d’Évreux, des éléments biologiques recueillis sur les lieux sont compatibles avec son profil.
« Les caractéristiques de son profil génétique sont néanmoins compatibles avec un profil masculin retrouvé sur plusieurs prélèvements », a indiqué le parquet d’Évreux.
Le jeune homme a été mis en examen et placé en détention provisoire. L’enquête se poursuit sous la direction du parquet, notamment pour établir les circonstances précises des blessures et faire la lumière sur la disparition de la carte bancaire et l’utilisation frauduleuse qui a suivi.
Chronologie des faits
| Date/heure | Événement |
|---|---|
| 20 août, vers 20 h | Homme aperçu discutant avec la victime |
| 20 août, 20 h 52 | Trois tentatives de retrait enregistrées au distributeur |
| 20 août, découverte en soirée | Victime retrouvée inconsciente dans sa maison en feu |
| 20 août, vers 23 h 10 | Trottinette partiellement incendiée retrouvée dans un autre quartier |
| 24 août | Interpellation du suspect à son domicile ; mise en examen et détention provisoire |
Enquête en cours et questions locales
Les investigations portent à la fois sur les causes de la mort, les responsabilités pénales dans l’agression et les actes de profanation et de destruction des preuves présumées (vêtements brûlés, trottinette). Les gendarmes cherchent notamment à confirmer l’identification formelle de la personne filmée et à établir un lien matériel entre le suspect et les traces biologiques collectées.
Ce dossier soulève aussi des interrogations au sein de la commune sur la prévention des violences envers les personnes vulnérables et la sécurisation des petites voisines. Des riverains avaient remarqué l’attitude suspecte de l’homme les jours précédant le drame.
- Victime : femme, 71 ans, décédée après des blessures et un incendie.
- Suspect : homme de 23 ans, interpellé, mis en examen et placé en détention provisoire.
- Indices : tentatives de retrait sur distributeur, trottinette incendiée, vêtements brûlés, traces génétiques compatibles.
La procédure est désormais aux mains du parquet d’Évreux et de la justice. Les investigations doivent permettre de préciser les circonstances exactes de ce drame et d’établir les faits retenus contre le mis en cause.