Rassemblement à la pointe Mahabou
Ce dimanche, des propriétaires de Mamoudzou se sont retrouvés à la pointe Mahabou pour s'organiser contre la récente augmentation de la taxe foncière décidée par la commune. Selon les participants, la hausse annoncée au début du mois atteint 95 % pour certains contribuables, une décision qu'ils jugent « abusive » et insoutenable pour des foyers encore impactés par des cyclones.
Les personnes présentes ont estimé avoir été prises au dépourvu. Ils racontent que, malgré des démarches auprès d'élus locaux, leurs demandes de réexamen sont restées sans suite, ce qui les a poussés à recourir à la mobilisation populaire pour se faire entendre.
Des situations financières concrètes et alarmantes
Les témoignages recueillis lors du rassemblement traduisent l'inquiétude. Soudjia Hachrafi, propriétaire d'une maison de dix chambres, explique que sa taxe foncière est passée de 1 700 € à 3 400 € cette année, soit un doublement du montant à régler. Il déplore en outre que sa maison ait subi des dégâts liés au cyclone Chido et qu'il n'ait pas été indemnisé par son assurance.
« La commune ne nous aide pas, elle nous enfonce »
Bagui Oswald Salim, l'un des organisateurs de la réunion, résume le sentiment général : la taxation n'aurait pas tenu compte du fait que certains habitants sont encore sinistrés par les cyclones Chido et Dikeledi. Il alerte aussi sur la pression exercée par le calendrier administratif : un délai d'un mois pour s'acquitter des sommes est imposé, ce que plusieurs participants jugent irréaliste.
- Lieu : pointe Mahabou, Mamoudzou.
- Objet : contestation d'une hausse de la taxe foncière — jusqu'à 95 % selon les riverains.
- Conséquence immédiate : inquiétude financière, mobilisation pour obtenir la remise ou le rehaussement de délai.
Des actions annoncées
Les organisateurs ont indiqué que la réunion de dimanche constituait la première d'une série de rassemblements visant à exercer une pression collective sur la municipalité pour obtenir la suppression de la hausse ou, à défaut, un aménagement des modalités de paiement. Aucun calendrier précis des prochaines actions n'a été communiqué lors de la rencontre.
| Élément | Montant avant | Montant après |
|---|---|---|
| Taxe foncière (exemple : maison 10 chambres de S. Hachrafi) | 1 700 € | 3 400 € |
Les participants insistent sur l'impact humain de ces décisions : « Il y a des gens qui ne dorment plus la nuit », ont-ils affirmé, faisant état de dettes et de difficultés à honorer des échéances qui augmentent de manière soudaine. Parmi les griefs exprimés figure également l'absence d'aides publiques ou d'indemnisations pour des sinistrés qui, estiment-ils, continuent à supporter les conséquences financières des cyclones Chido et Dikeledi.
La contestation porte autant sur le fond — l'augmentation du taux d'imposition ou la réévaluation des bases — que sur la forme, avec des habitants dénonçant un manque de dialogue et de réponse de la part des élus municipaux. Les organisateurs veulent désormais transformer la colère en action collective afin de forcer une révision de la décision communale ou l'ouverture de négociations sur des échéanciers et des exonérations éventuelles.
Nous avons contacté la mairie de Mamoudzou pour obtenir des précisions sur les raisons de cette hausse, les mécanismes d'actualisation des valeurs foncières et les possibilités d'accompagnement pour les contribuables sinistrés. À ce stade, aucune réponse officielle n'avait été communiquée publiquement par la commune lors du rassemblement.